​Appel à projets pour une autoroute ferroviaire Sète-Calais

06/04/2021 AFP

Un appel à projets a été lancé pour le développement d'une autoroute ferroviaire entre Sète et Calais dans le but de limiter le nombre de camions sur les routes et de réduire les émissions de carbone.

À la suite des annonces de juillet 2020 sur la relance du fret ferroviaire, "et après la publication d'un premier appel à projets pour la reprise du train des primeurs Perpignan-Rungis, l'État lance aujourd'hui un appel à projets pour le développement d'un nouveau service d'autoroute ferroviaire entre les ports de Sète et Calais", a annoncé le 2 avril le ministère de la Transition écologique. Cette consultation "a pour but d'identifier les projets proposés par les opérateurs qui devront être opérationnels au plus tard en 2022. Si nécessaire, un accompagnement financier au démarrage de l'État pourra être proposé".

"Corridors ferroviaires transnationaux"

"Ce nouveau service d'autoroute ferroviaire va améliorer la desserte entre les ports. En développant ainsi les corridors de fret ferroviaire transnationaux, le gouvernement agit concrètement pour la transition écologique : une autoroute ferroviaire créée, c'est 20.000 camions en moins sur les routes chaque année", a déclaré le ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Ce qui représente l’équivalent de 425.000 tonnes de CO2 émis en moins. Un appel à candidatures avait été lancé en décembre 2020 pour la reprise du "train des primeurs", qui représente un trafic d'environ 9.000 camions par an, à l'arrêt depuis mi-juillet 2019 en raison d'une baisse des volumes transportés et de la vétusté des wagons.

Fin juillet 2020, le Premier ministre, Jean Castex, s’était dit "meurtri par l'affaire du train des primeurs", avait annoncé sa "ferme intention de rouvrir et développer les autoroutes ferroviaires" pour rééquilibrer la balance en faveur du rail. L'exécutif avait en effet déploré l'érosion de la part de marché du mode ferroviaire en France au profit de la route, ne représentant "plus que 9 %", soit "cinq fois moins qu’en 1974" et "la moitié de la moyenne européenne", selon Matignon.  Le Premier ministre avait alors annoncé la gratuité des péages ferroviaires pour les trains de marchandises jusqu'à la fin de l'année 2020 et leur division par deux pour 2021, ce qui représente 63 millions d’euros