ADP démarrera en août les négociations avec les syndicats

24/07/2020 AFP

Des négociations entre direction et syndicats de Groupe ADP sur trois dispositifs destinés à faire face à une activité réduite dans les prochaines années seront menées à partir du 26 août et jusqu'au 30 septembre. Le gestionnaire des aéroports parisiens souhaite négocier un accord d'activité partielle de longue durée (APLD), un accord de performance collective (APC) et un dispositif de rupture conventionnelle collective (RCC).

10 % de départs

La direction avait déjà annoncé début juillet avoir "proposé aux représentants des salariés d'engager des négociations en vue d'adapter le modèle économique et social de la maison-mère", qui emploie près de 6.300 personnes. Selon les syndicats, la direction n'a pas précisé combien d'emplois pourraient disparaître. "Il y aura trois accords mais une négociation, ce qui est pour nous une contrainte", a réagi Daniel Bertone, de la CGT, pour qui "les accords vont conditionner le nombre de départs". "Pour l'instant, nous n'avons pas de volumétrie en termes d'emplois, a déclaré Laurent Garssine, secrétaire général de l'Unsa Sapap. Si on regarde le seul critère de la pyramide des âges, on pourrait avoir 10 % de départs, mais tout dépendra de la négociation". "L'accord de performance collective sera le plus difficile à négocier", estime-t-il. Un APC passe généralement par des baisses de salaire ou une augmentation du temps de travail.
En juin, le trafic total d'ADP a reculé de 87,9 % par rapport à juin 2019, avec 2,8 millions de passagers accueillis dans l'ensemble du réseau de plus d'une vingtaine d'aéroports. Le groupe, dont l'État est actionnaire, considère que le trafic aérien ne devrait retrouver son niveau d'avant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 qu'entre 2024 et 2027.