Abandon du projet de rénovation de la ligne de fret Sain-Bel-Brévenne

28/08/2020 Pierre Lemerle

Début août, des élus locaux ont annoncé, en réunion avec un collectif, la fin probable de la ligne de fret Sain-Bel-Courzieu, dans l’Ouest lyonnais. Cette fermeture devrait entraîner le retour de 9.000 poids lourds sur les routes.

Sa suspension pourrait finalement être définitive. Début août, le collectif Gardons la ligne, cherchant à préserver la ligne de train permettant de lier Courzieu à Sain-Bel, dans l’ouest lyonnais, a annoncé que cette dernière était lâchée par les élus locaux. Créée en 1876, cette ligne avait été suspendue pour des raisons de sécurité. Elle nécessitait des travaux de rénovation.
"Les présidents de communautés de communes (du Pays de L’Arbresle et des Monts du Lyonnais, NDLR) nous ont annoncés que la décision avait été prise en janvier 2020 (…) d’abandonner le projet de rénovation de la ligne ferroviaire", indique le collectif.
Les raisons de cet abandon ? Des débuts de travaux trop tardifs, programmés début 2024. "Ce délai serait trop lointain pour les carriers et il les obligerait à basculer définitivement vers la solution du tout routier". Cette ligne sert en effet à transporter du granulat en provenance des carrières du cimentier Lafarge.

Tenter de faire évoluer la ligne vers du voyageur

D’après le député Thomas Gassilloud (LREM), cette fermeture va ramener 9.000 camions par an sur les routes, notamment sur la RN89, déjà assez congestionnée. Cette liaison permettait le transport 70.000 tonnes de granulat par an via la circulation de deux trains par semaine.
Interrogés par le quotidien "Le Progrès", les présidents des communautés de communes indiquent cependant que la fin du service de fret ne signifierait pas la fermeture définitive de la ligne. Ils annoncent travailler pour mettre sur place un projet de desserte de voyageurs.
De son côté, le collectif a fait part de sa déception alors que le sauvetage récent de ligne Volvic – Mont Dore a semblé montrer que "la mobilisation des institutions locales" pouvait payer.