Aéroports et compagnies demandent d'autres aides gouvernementales

14/10/2020 AFP

Le 13 octobre, le secteur du transport aérien a lancé un appel pressant au niveau mondial pour obtenir une deuxième tranche d'aides gouvernementales face à la crise du coronavirus qui continue à vider les caisses des compagnies aériennes et des aéroports.
Par ailleurs, afin d'éviter les mesures de quarantaine délétères pour le secteur, les gouvernements doivent "utiliser les tests" sur les passagers avant leur départ pour permettre la réouverture des frontières "en toute sécurité", ont souligné l'Aci (Airports Council International), dont les membres gèrent près de 2.000 aéroports dans le monde, et l'Association internationale du transport aérien (Iata), qui compte 290 compagnies aériennes adhérentes. "Sans ces actions, il n'est pas exagéré de considérer que l'industrie fait face à un effondrement", ont-elles estimé.
"En l'absence d'une deuxième tranche d'aides (financières), les compagnies n'y arriveront pas cet hiver", a lancé Alexandre de Juniac, le directeur général de l'Iata.
Selon Luis Felipe de Oliveira, directeur mondial d'Aci, les aéroports sont également exposés aux faillites, notamment les plus petits et ceux gérés par des groupes privés qui, par rapport aux aéroports publics, "pourraient souffrir bien plus de l'accroissement de leur dette".
Après un point bas atteint au mois d'avril, le trafic aérien a très lentement repris avant d'être freiné en août. Selon Alexandre de Juniac, sur les liaisons internationales il n'atteint actuellement que 10 % du volume de l'an dernier.
Le patron de l'Iata a salué la mobilisation de la plupart des gouvernements pour venir en aide au printemps au secteur, plongé dans une crise sans précédent par l'arrêt brutal du trafic en raison de la fermeture des frontières.
Selon l'organisation, le secteur du transport aérien a déjà obtenu un soutien de 160 milliards de dollars à travers des aides directes, des prêts, des soutiens au versement des salaires, des allègements ou assouplissement fiscaux. Mais le redémarrage très lent du trafic épuise les trésoreries des compagnies.