ArcelorMittal déploie la solution Everysens sur ses wagons

À l’occasion de sa soirée clients le 29 novembre à Paris, Everysens a dévoilé sa stratégie et ses succès commerciaux. Un nouveau boîtier embarqué est annoncé ainsi qu’une plus grande interopérabilité pour sa plateforme enrichie de nouvelles applications.

Premier chargeur de fret ferroviaire en France avec 4.700 trains massifs et 32.000 wagons isolés expédiés par an, ArcelorMittal génère à lui seul 10 % du transport national de marchandises par chemin de fer.

Arnaud Desmonts, directeur transport d’ArcelorMittal © ArcelorMittal
"Après un test sur une vingtaine de wagons en 2017, nous avons décidé d’équiper l’ensemble de notre flotte privée de la solution Everysens, soit 3.200 wagons. En 2018, un tiers sera doté de ses boîtiers embarqués", confie Arnaud Desmonts, directeur transport du groupe sidérurgique. En parallèle, sa filiale SteelTrack chargée de piloter ses flux ferroviaires européens a déployé la solution de visibilité de la start-up. "Il s’agit pour nous d’améliorer notre service client en maîtrisant notre logistique de bout en bout grâce à une visibilité accrue sur nos livraisons et d’améliorer l’efficience du parc wagons en optimisant sa rotation".
 
Solution multimodale

Lauréat de l’appel à projet innovant du Club Demeter en 2015, Everysens a engrangé plusieurs succès commerciaux depuis. Fournisseur d’une solution de traçabilité à partir de la technologie Internet des Objets (IoT) et d’une plateforme en ligne adossée à des algorithmes de traitements des données, l’entreprise créée il y a trois ans s’adresse à plusieurs profils de clients à la tête d’actifs mobiles. En sus d’ArcelorMittal, ID Logistics, Danone Waters, T3M, Gefco, Colas Rail, Borealis ou Saint-Gobain et Eqiom recourent à son offre modulaire. "En croisant les données extraites des systèmes d’information de nos clients avec celles collectées directement sur les moyens de transport, Everysens fournit une information fiable, pertinente et orientée métier. En trois ans, notre plateforme collaborative et nos services ont repoussé les limites de la visibilité dans la logistique industrielle", explique son directeur général, Youness Lemrabet.

Youness Lemrabet, directeur général d’Everysens © Everysens
Plus de 10.000 actifs sont aujourd’hui suivis par sa plateforme dont 6.000 wagons mais aussi des remorques dans le cas de Gefco et des supports de manutention comme des chevalets pour le transport de verre plat pour Saint-Gobain. "Soit l’équivalent de 28.000 flux traqués chaque mois".
 
Vers plus de prédictif et d’interopérabilité

Avec une équipe de 24 personnes, Everysens compte poursuivre ce développement. Rebaptisé Omnitrack et construit par Alliansys à Honfleur, son nouveau boîtier embarqué accepte désormais tous les canaux de transmission. Il bénéficie en outre d’une autonomie de dix ans et d’une gestion à distance renforcée de ses applicatifs logiciels. Côté plateforme, l’ouverture avec les systèmes d’information clients sera développée et ses modules dédiés à la simulation et à la gestion prédictive des événements enrichis. "Son interopérabilité avec d’autres boîtiers et capteurs sera également améliorée sachant que notre plateforme est déjà ouverte à huit boîtiers et capteurs différents. L’objectif est de proposer un «décodeur» universel", projette Youness Lemrabet.

Nouveau boîtier embarqué Omnitrack d’Everysens © Everysens