Bonne reprise pour les transporteurs en Auvergne-Rhône-Alpes

07/06/2021 Pierre Lemerle

Dans un contexte de reprise, la conjoncture s'améliore pour les membres du secteur transport. Le point avec Jean-Christian Vialelles de TLF Auvergne-Rhône-Alpes.

Bonne reprise malgré des incertitudes... En cette période de réouverture des terrasses, Jean-Christian Vialelles délégué de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour TLF, tire un premier bilan positif de cette période de reprise. "Pour les transporteurs, cela va mieux, il y a de l’activité", commente-t-il. Après une année très compliquée, le secteur a limité les dégâts. "S’il doit y avoir de la casse, ce sera plutôt lors du deuxième semestre. Pour l’heure, il y a de la perte de chiffre d’affaires. Mais les entreprises ont de la résilience." 

Aucun des 300 adhérents de la région Auvergne Rhône-Alpes de TLF n’a fait faillite. La région a cependant été touchée de manière inégale par les derniers confinements. Les entreprises de Savoie ont souffert, notamment, des conséquences de la crise sur le marché automobile. Dans le même temps, le transport du dernier kilomètre a explosé. De même, les entreprises dépendant du BTP se portent bien. "Les entreprises ayant une certaine diversité ont plutôt bien résisté. Souvent, celles qui ont le plus souffert n’avaient qu’une activité", analyse-t-il. 

Un bon point mais des difficultés persistantes

Un bon point par rapport à la situation de l’ensemble des entreprises régionales. Selon le dernier rapport de l'observatoire de la CCI Auvergne-Rhône-Alpes, 9 % d’entre elles étaient encore en suspension d’activité du fait du troisième confinement en avril. Selon la CCI, 35 % des sociétés régionales devraient ne plus sentir les effets de la crise d’ici juin. Une bonne situation pour le secteur du transport et de la logistique à nuancer cependant. Les mois de mai, juin et juillet sont des périodes de grosses importations avec l’Asie et donc, de fortes activité.

Reste que des difficultés persistent, comme l'explosion des taux de fret maritime. La bonne activité réveille également des difficultés à embaucher de la main d'œuvre. Côté métropole de Lyon, l’extension de la zone à faible émission sur le port Édouard-Herriot inquiété également TLF.