CFT Rhône subit la baisse des marchandises diverses

16/10/2020 Pierre Lemerle

CFT Rhône a subi un franc recul de son activité. La filiale de Sogestran basée à Loire-sur-Rhône a connu des résultats très variables selon les marchés.

Dans un contexte de forte désorganisation du secteur fluvial, CFT Rhône connaît une année difficile malgré un rebond de son activité de transport de produits chimiques. Mouvements de grève en début d’année, fermeture de l’écluse de Sablons et enfin, confinement en mars.
La compagnie a vu son activité fortement réduite sur le marché du conteneur avec une baisse estimée à 40 %. Au mieux, la CFT devrait atteindre les 40.000 EVP sur l’année, contre 50.330 en 2019 et 62.000 en 2015, une année record. "Si on exclut la période de grève de la fin d’année, le budget était au rendez-vous en 2019", estime Christophe Seux, représentant régional de la CFT.

Une décevante reprise des vracs secs

En septembre, seuls deux allers-retours par semaine étaient effectués sur l'axe Lyon- Marseille-Fos entrainant une activité réduite des pousseurs. Depuis le 1er octobre, un nouveau schéma d’exploitation a vu le jour afin de permettre trois départs de Fos et trois départs de Lyon, même si le volume ne suit pas. "Nous proposons une offre en espérant que cela va développer la demande", précise Christophe Seux. Les sept barges et les trois pousseurs destinés aux conteneurs sont de nouveau en activité.
Côté marché domestique, l’activité vracs secs, à l’arrêt pendant le confinement, a repris mais est décevante en cette période de rentrée. "Les récoltes de cet été ont été trop faibles", déplore le responsable. L’arrêt de plusieurs chantiers a également réduit les échanges pour le BTP. Une réalité observée aussi côté Seine à une moindre échelle, le bassin abritant une population plus importante.

Les produits chimiques en hausse

Cette conjoncture est en partie compensée par une bonne période sur les transports de matières dangereuses. "L’impact a été très différent sur les quatre marchés que nous traitons", commente Christophe Seux. "Le besoin en gel hydroalcoolique a notamment boosté le marché. Arrêtée un temps, la raffinerie de Feyzin a entraîné une hausse de l’activité avec sa reprise de production."
Le responsable régional signale également une activité importante sur le transport de colis lourds pour de grosses pièces consacrées à l’industrie nucléaire ou aux usines chimiques, notamment.
Sur la trentaine d’unités que comprend la flotte, quinze sont affectés au transport de produits chimiques et gaz, alors que quatre sont dédiés aux colis lourds. Ce trafic a permis de rattraper partiellement le retard pris par l’entreprise pour son chiffre d’affaires. À l’échelle nationale, celui-ci s’élève à plus de 58 millions d’euros.