Cacoh/CNR : lutte ouverte contre l’érosion
Créé en 1936, pour les études sur modèle physique du barrage de Génissiat, premier aménagement hydraulique de la Compagnie nationale du Rhône et devenu Centre d’analyse comportementale des ouvrages hydrauliques (Cacoh) en 2012, ce laboratoire, situé sur le port de Lyon, est aujourd’hui un fleuron technique de la CNR. Il mène deux projets d’envergure : Boreal et Loire. Le projet Boreal (Bio-renforcement des ouvrages hydrauliques en remblais), mené avec le pôle de compétitivité Axelera et divers partenaires comme EDF, Solétanche Bachy, nécessite un budget de 4,5 millions d’euros environ. Les enjeux concernent le traitement de l’érosion interne et la liquéfaction pour valider, en utilisant des bactéries, un nouveau mode de renforcement des digues en charge permanente. Face à divers phénomènes d’érosion et d’incision du lit de la Loire, le second chantier, porté par VNF et divers alliés français et européens, et en plusieurs phases, engage 42 millions d’euros d’études et travaux pour contrer cette dynamique d’érosion et permettre une restauration progressive du transit sédimentaire. Ces travaux entrent dans le cadre du Contrat pour la Loire et ses annexes 2015-2020. La maquette du Cacoh représente 4 km du fleuve. Hormis Boreal et la Loire, deux autres modèles sont en cours d’études au centre pour CNR. Le premier concerne l’étude de positionnement de la future petite centrale hydroélectrique de Vallabrègues (Gard) et le second la modélisation de la vanne de fond de la centrale-barrage de Génissiat. Cinquante ouvrages en béton et 400 km de digues sont surveillés sur le Rhône chaque année via 63.000 mesures.