Cap Corse : risque de pollution atténué, navires toujours coincés

La pollution semblait évoluer favorablement mercredi 10 octobre, trois jours après la collision entre l'"Ulysse" et le "CSL Virginia" dimanche matin au large du cap Corse.

Sur les "200 m3 maximum" de fuel de propulsion "assez lourd et visqueux" qui se sont échappés des soutes du "Virginia", le vice-amiral d'escadre Charles-Henri du Ché – préfet maritime de Méditerranée – estimait mercredi 10 octobre que 40 à 50 m3 restaient à pomper. Le courant Nord-Ouest continuait de faire dériver à l'opposé de la Corse la nappe d'hydrocarbures "de 25 km répartie en cinq rubans". Le préfet s'est dit "assez confiant sur la capacité de nos moyens à résoudre en grande partie ce problème".
L'autre chantier en cours est celui de la désincarcération des deux navires. L'enfoncement de 10 mètres de la proue de l'"Ulysse" dans la coque du porte-conteneurs aurait provoqué "un effet harpon" et la manœuvre arrière du navire mixte roulier et passager (ropax) le mardi 9 octobre n'a permis de progresser que de 2 mètres.
Le préfet estime qu'il ne faut "pas confondre vitesse et précipitation pour ne pas créer un suraccident". Les experts réunis sur le remorqueur "Abeille Flandres" planchaient encore hier après-midi sur une nouvelle tentative. La préfecture maritime préparait l'installation d'un nouveau barrage afin de récupérer une éventuelle nouvelle pollution consécutive à la manœuvre de désincarcération. Toute manœuvre nécessite l'accord préalable des deux armateurs.
Le 7 octobre au matin, le ropax de la Cotunav (Compagnie tunisienne de navigation) "Ulysse", qui faisait route depuis Gênes vers Tunis, a abordé le porte-conteneurs "CSL Virginia" à quelque 19 nœuds alors que ce dernier mouillait à 17 milles au nord du cap Corse.