Contournement de Strasbourg : un premier viaduc se met en place

Sur le chantier de la nouvelle rocade autoroutière de Strasbourg, Vinci a procédé au premier "lançage" de l’ouvrage d’art d’entrée Nord.

Très attendu par le monde économique en général et le transport routier en particulier, le Contournement autoroutier Ouest de Strasbourg (COS) est désormais bien avancé au niveau de son chantier. Tandis que les terrassements entamés depuis près d’un an continuent à battre leur plein, les ouvrages d’art commencent à leur tour à s’installer dans le paysage.

© Jean-François Badias
Le 9 octobre, l’opération de mise en place par "lançage" d’un premier viaduc a été engagée par Vinci, le constructeur du COS. L’ouvrage long de 450 mètres franchira le canal de la Marne au Rhin ainsi que la voie ferrée au nord de Strasbourg, d’ici la fin de l’année prochaine. Trois autres "lançages" de la charpente métallique interviendront d’ici le début de l’année prochaine.
 
Un tronçon de 24 km

L’autre viaduc, situé au sud du tracé et franchissant le cours d’eau de la Bruche sur une longueur comparable, fera à son tour l’objet de la même technique de mise en place, à partir de la fin de ce mois d’octobre. Vinci et sa filiale locale Arcos dédiée au projet manifestent leur optimisme quant au respect du délai de fin de travaux à la fin 2021. Celui-ci a été repoussé maintes fois à la suite des contestations sur le terrain (avec une Zad près du lieu du viaduc de la Bruche évacuée en septembre 2018) et devant les tribunaux. Mais, désormais, plus rien ne semble devoir arrêter les tombereaux et pelles de chantier.

"La nouvelle autoroute doit délester 6.200 à 7.400 poids lourds par jour"

La nouvelle autoroute, à péage dans le cadre d’une concession de 54 ans à Vinci, s’étendra sur 24 km à l’ouest de Strasbourg. Elle représente un investissement de près de 600 millions d’euros. Selon les prévisions de l’État, elle doit délester de 20.000 à 32.000 véhicules par jour, dont 6.200 à 7.400 poids lourds, la circulation sur l’autoroute actuelle A35, soit une baisse de trafic de 10 à 15 % tous véhicules confondus et jusqu’à 40 % pour les camions.