Danser France s'est adapté aux contraintes

La réponse multimodale aux basses eaux sur le Rhin et l'aménagement d’un hub en réaction à la congestion des ports de la mer du Nord ont caractérisé l'année 2018 du transporteur néerlandais Danser en France.

Danser France est parvenu à contenir l'effet néfaste des basses eaux sur son activité l’an dernier. La filiale du bargeur néerlandais a, certes, connu une baisse de trafic, mais elle reste mesurée puisque le total de 2018 approche les 60.000 EVP, à comparer aux 65.000 EVP de l’année précédente.
Le long du Rhin, l'impact de la forte perturbation de la navigation pendant un semestre entier est plus marqué. Il est accentué par l'arrêt du flux de pièces de PSA vers l'Iran pour causes géopolitiques. Il reste toutefois maîtrisé, notamment du fait que Danser est devenu à son tour un acteur plus multimodal.
Outre les cinq à six départs hebdomadaires sur le Rhin vers Rotterdam et Anvers, la filiale française de Danser assure trois navettes ferroviaires vers le port maritime néerlandais au départ de Kehl, en Allemagne, face à Strasbourg (une quatrième est à l’étude). De plus, elle a lancé l’an dernier un service tout route. "Les basses eaux font partie de ses facteurs déclencheurs, mais nous souhaitons proposer de façon plus structurelle cette prestation à nos clients transitaires habituels, en tant que complément d'offre. Ce service restera minoritaire en volume par rapport au fluvial et concentré vers la mer du Nord", décrit Guy Erat, directeur de Danser France. À ce stade, ce pré-acheminement routier représente un rythme d'une dizaine de conteneurs par semaine.

Croissance au nord

L'activité dans l’autre bassin, celui formé par le Nord de la France et la Wallonie, a progressé, d’un peu plus de 10 % sur un an. Le transport de matières pour le groupe Soufflet entre Anzin et Anvers fait partie des nouveaux marchés remportés, à la suite par exemple de celui avec le sucrier Tereos.
L’opérateur a également su adapter son organisation : ayant développé plusieurs lignes de courte distance vers Anvers et Rotterdam, il doit compter avec la congestion persistante voire aggravée des deux ports qui pénalise ce type de service sur la voie d’eau par rapport à la route. D’où un schéma de massification mis en place : Danser a fait du port de Gand un hub vers lequel converge une partie de ses flux de Belgique et du Nord de la France, de façon à organiser des rotations hebdomadaires à Anvers, au nombre de trois actuellement. "Cette organisation optimise les escales et limite le nombre de quais à desservir", souligne Guy Erat.