Des rencontres stratégiques pour Haropa à Bruxelles

Une délégation conduite par Catherine Rivoallon, la présidente et préfiguratrice d'Haropa, est allée à la rencontre des institutions européennes les 20 et 21 novembre derniers.

Le déplacement à Bruxelles de Catherine Rivoallon, la présidente et préfiguratrice d'Haropa, intervient à un moment important dans l'histoire de la bannière des ports du Havre, Rouen et Paris.

Catherine Rivoallon, la présidente et préfiguratrice d'Haropa © Éric Houri
Depuis le mois de février dernier, une mission de préfiguration a en effet pour objectif de fusionner les trois ports pour le 31 décembre 2020. Les travaux sont déjà bien avancés avec notamment l'élaboration d'un plan stratégique, des rencontres avec tous les acteurs concernés et une proposition de gouvernance qui a été déposée récemment sur le bureau du Premier ministre, Édouard Philippe. D'où l'importance de rencontrer l'Europe dans un esprit de partenariat.
"L'objectif de ce déplacement était de faire le point avec les institutions européennes sur la fusion des ports de l'axe Seine mais aussi de promouvoir les projets d'Haropa... Il a notamment été question d'infrastructures,  de transition énergétique, d'innovation, de numérisation, de Brexit également..."
La délégation a longuement échangé avec Carlo Secchi, coordinateur du réseau transeuropéen de transport pour le corridor Atlantique, et Peter Balazs, coordinateur du réseau transeuropéen de transport pour le corridor mer du Nord-Méditerranée. Une session de travail a été organisée avec la direction générale des transports et de la mobilité. La délégation s'est également rendue à la direction générale pour le climat.
Enfin, la députée européenne et présidente de la commission des transports et du tourisme du Parlement européen, Karima Delli, a longuement échangé avec les responsables d'Haropa. Il a été question de Brexit, des connexions avec l'Irlande, de transition énergétique et de financement.

Subventions et partenariat

"Haropa est représenté de manière permanente à Bruxelles depuis trois ans. C'est quelque chose de très important car, pour partie, nous allons réclamer un certain nombre de subventions. Et ces subventions entrent dans le cadre de nos programmes d'investissements. Il est important aussi d'être connu et reconnu, de s'inscrire dans la logique européenne des corridors. Sur ce sujet, il faut se positionner...", explique la préfiguratrice d'Haropa. Pour Catherine Rivoallon, le projet de fusion des trois ports de l'axe Seine permet non seulement d'irriguer le territoire national mais permet aussi de s'inscrire dans une démarche de développement à l'échelle européenne.

"Haropa s'intéresse à l'Europe et inversement l'Europe s'intéresse à Haropa"

"C'est dans ce sens qu'Haropa s'intéresse à l'Europe et qu'inversement l'Europe s'intéresse à Haropa. Nous avons plusieurs grandes ambitions dans notre plan stratégique. Nous voulons par exemple développer une approche client à l'échelle de l'axe Seine, une approche que, jusqu'à présent, nous n'avions pas suffisamment développée. Nous nous positionnons sur tous les sujets liés à l'innovation, à la transition écologique et énergétique. Sur ces sujets, l'Europe a de fortes attentes tout comme nous...", analyse la responsable.

L'axe Seine, un axe non congestionné

Concernant l'importance des corridors identifiés par l'Europe, Catherine Rivoallon rappelle que l'axe Seine n'est pas congestionné actuellement. "C'est d'ailleurs pour cela que nous intéressons l'Europe car nous sommes en mesure de développer des  projets innovants tout en garantissant la fluidité des flux de marchandises... Les députés européens que nous avons rencontrés se sont montrés très intéressés par notre offre de service vis-à-vis des clients, une offre logistique de bout en bout, du port jusqu'à la livraison au dernier kilomètre chez le client. C'est quelque chose qui fait la différence par rapport à d'autres..."  À Bruxelles, Haropa a également mis en avant la démarche "green" entamée sur le port du Havre, une démarche vertueuse en matière écologique et qui devrait s'étendre à l'ensemble de l'axe Seine.