Djebbari : "la hausse de la fiscalité sur le gasoil répercutée au client"
L'augmentation prévue de la fiscalité du gasoil à partir de l'an prochain, source de grogne des transporteurs routiers, sera répercutée au client, a assuré mardi le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. "La mesure qui est annoncée implique une augmentation de 2 centimes par litre de gasoil à la pompe. Cette augmentation sera répercutée en pied de facture, c'est-à-dire que les transporteurs routiers ne la subiront pas, c'est le client qui la paiera", a-t-il affirmé.
Le secrétaire d'État a annoncé la tenue d'une réunion jeudi après-midi avec les représentants des transporteurs routiers, la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne et celle du Travail, Muriel Pénicaud. Le gouvernement espère répondre à la grogne qui monte dans la profession face à l'augmentation de la fiscalité pour ce secteur.
Au début de l'été, la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) avait mis en garde le gouvernement contre des manifestations et des "débordements" à la rentrée. Elle dénonçait, outre cette mesure sur le gasoil, la suppression progressive de la niche fiscale sur le gasoil non routier, la suppression d'allègements de charges, la taxation accrue sur les contrats courts ou encore la requalification de la fiscalité des entrepôts.
"L'idée de la réunion est bien de poser l'ensemble des mesures qui sont sur la table et à la fois d'apporter la juste contribution des routiers sur le plan du dommage environnemental et de préserver leur compétitivité", a expliqué Jean-Baptiste Djebbari. "Ils ont besoin de stabilité et de visibilité" fiscale et sociale".
Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire avait déjà annoncé début septembre que l'alignement de la fiscalité sur le gasoil pour le transport routier serait progressif sur trois ans, à partir du 1er juillet 2020, et non pas en une fois comme initialement envisagé.