États-Unis : la pandémie met en péril 90.000 emplois dans l'aérien

13/11/2020 AFP

La fédération représentant les compagnies aériennes américaines a estimé que les sociétés du secteur, fortement touchées par la chute des ventes de billets d'avion depuis le début de la pandémie, allaient supprimer au total 90.000 emplois entre mars et décembre.
Selon Airlines for America, le nombre d'équivalents temps pleins liés au transport aérien de passagers va passer de 460.000 en mars à 370.000 fin décembre, soit près de 20% des effectifs en moins. Un niveau représenterait le plus bas depuis au moins 1987. 
Alors que les États-Unis font face à une nouvelle explosion du nombre de cas de Covid-19 et que des autorités renforcent les mesures de restriction, le nombre de passagers transportés aux États-Unis restait dans les dernières semaines inférieur de 65 % à la même période l'an dernier. 

Pour faire face à la baisse de leur activité, les compagnies aériennes ont d'abord eu recours à des plans de départs volontaires ou de retraite anticipée. 
Elles s'étaient engagées au printemps à ne licencier personne jusqu'au 30 septembre, en échange de subventions d'un montant total de 25 milliards de dollars.

Mais faute d'un accord entre démocrates et républicains sur la prolongation de ces aides financières, United Airlines et American Airlines ont aussi mis au chômage technique 32.000 personnes en octobre. Quatre petites compagnies ont aussi mis la clé sous la porte aux États-Unis, a précisé Airlines for America, dans un document recensant les effets de la pandémie sur le secteur aérien : Compass Airlines, ExpressJet, RavnAir Group et Trans States Airlines.