Eurasie : le ferroviaire ouvre de nouvelles lignes conteneurisées

Avec 370.000 EVP traités en 2018, la part du ferroviaire dans les flux conteneurisés entre l’Asie et l’Europe s’établit à 1,6 %. Cette offre dispose d’un nouvel indice tarifaire baptisé Eurasian Rail Alliance ERAI.

Sur un volume total de 23,8 M EVP échangés en 2018 entre l’Asie et l’Europe, le rail a traité 370.000 EVP enregistrant une progression de 35 %. Ce développement s’accompagne d’une couverture plus large des bassins économiques desservis. En 2018, dix nouvelles villes européennes ont été ouvertes aux services ferroviaires conteneurisés eurasiens dont la moitié en Europe de l’Ouest : Rotterdam, Gand, Liège, Mannheim et Milan. Une trentaine de zones européennes sont aujourd’hui couvertes dont Lyon, en France. Un mouvement analogue est observé en Chine avec l’ouverture de cinq nouvelles dessertes l’an passé portant à une vingtaine les liens ferroviaires possibles avec l’Europe.

Nouvel indice tarifaire

Dressée lors de la dernière SITL, l’évolution de l’offre ferroviaire conteneurisée eurasienne est un enjeu stratégique pour les chemins de fer russes, kazakhs et bélarusses* à l’origine de l’opérateur UTLC ERA. Celui-ci déclare la gestion de 76 % des flux conteneurisés entre l’Asie et l’Europe, soit un trafic de 280.000 EVP l’an passé en croissance de 60 % ! Et à l’issue du premier trimestre 2019, UTLC ERA enregistre une nouvelle augmentation de ses volumes de 54 % ; l’opérateur visant le million d’EVP d’ici 2025 à raison d’une hausse annuelle moyenne de 20 %.

"Dix nouvelles villes européennes ouvertes aux services ferroviaires conteneurisés eurasiens"

Pour améliorer l’information sur l’offre ferroviaire entre l’Asie et l’Europe, les chemins de fer russes, kazakhs et bélarusses sont également à l’origine d’un nouvel indice tarifaire baptisé Eurasian Rail Alliance (ERAI). Entre l’Europe et la Chine, ce dernier agrège une série de critères tels que leurs tarifs, le coût des transits transfrontaliers, des transbordements nécessaires aux changements d’écartement…

2,5 fois plus cher que par mer

En sus d’une moyenne globale, l’ERAI disponible à l’adresse www.index1520.com se décline par sens Europe-Asie et Asie-Europe. Sa consultation gratuite permet de constater qu’aujourd’hui le prix d’un conteneur EVP transporté par  fer sur ces axes est environ 2,5 fois supérieur à un trajet par mer. Son transit-time est compris entre 13 à 18 jours contre 35 à 45 jours par mer. À titre de comparaison, la présentation de l’indice ERAI intègre d’ailleurs le World Container Index du consultant Drewry qui agrège les taux de fret des principales routes maritimes conteneurisées entre l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie.

* JSC Russian Railways, National Union Belarusian Railways, JSC Kazakhstan Temir Zholy