Eurotunnel finalise ses aménagements en vue du Brexit

Eurotunnel a présenté l’ensemble de ses équipements dans la perspective d’un Brexit sans accord.

Alors que des tests en condition opérationnelle sont actuellement en cours sur les points de passage entre la France et le Royaume-Uni, Eurotunnel est paré à la possibilité d’un Brexit dur.
Pour les marchandises, la nouvelle procédure de transit repose sur une pré déclaration dans les systèmes douaniers avant l’arrivée du camion sur les terminaux de Coquelles ou de Folkestone. Cette "frontière intelligente" est complétée par plusieurs installations capables de traiter les 5.000 poids lourds transitant chaque jour par le tunnel. Elles se composent de deux nouveaux points d’arrêt, l’un à Coquelles, l’autre à Folkestone, où ont été rassemblés l’ensemble des opérations de vérification et de contrôle qu’Eurotunnel effectue d’ores et déjà sur chaque véhicule.

Du personnel supplémentaire

Sur ces points dimensionnés pour traiter jusqu’à une vingtaine de camions à la fois en quelques minutes, seront également scannés les documents douaniers. Les poids lourds déclarés "verts", soit conformes par les douanes, pourront traverser immédiatement. Pour les autres, Eurotunnel a créé une zone SIVEP-Douanes équipée de neuf quais de chargement et de déchargement, d’une station équine et de cent places de parking.
S’ajoutent un nouvel espace de stationnement sécurisé de 240 places pour les camions en partance pour le Royaume-Uni ainsi que le déploiement de nouveaux assistants en Douane. Présents sur site H24, ces derniers employés par Eurotunnel auront pour mission d’aider les chargeurs et les transporteurs à mettre leurs documents en conformité en cas de besoin. Pour mémoire, 140 milliards d’euros de marchandises transitent chaque année par le tunnel sous la Manche, soit 26 % des échanges entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.