Faillites aériennes : des propositions pour indemniser les passagers
Des dispositifs pour rendre obligatoire par les compagnies aériennes l'indemnisation des passagers en cas de faillite vont être proposés aux instances européennes, par deux organismes de défense des droits des consommateurs, en pleine défaillance d'Aigle Azur.
"Le Centre européen des consommateurs (CEC) France et la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) se mobilisent pour la création d'un dispositif efficace d'indemnisation des passagers en Europe".
"On est sur un renouvellement du Parlement européen, de la Commission (européenne), et le règlement passager européen qui date de 2004 devrait être prochainement révisé, c'est le bon moment pour ça", résume Elphège Tignel, directrice de la communication France du réseau européen CEC.
Actuellement, l'acheteur d'un vol sec a très peu de chances d'être remboursé si la compagnie aérienne fait faillite, qu'il ait acheté personnellement son billet ou via une agence de voyages. En revanche, lorsqu'un forfait incluant en plus du vol la location d'une voiture ou l'hébergement a été acheté auprès d'un voyagiste, celui-ci est responsable.
Avant le vol, il doit alors rembourser son client ou proposer une solution alternative. Au cours du voyage, il doit réacheminer à ses frais le voyageur.
La CEC et la Fnaut ont donc annoncé qu'elles vont contacter chaque parlementaire européen pour les inciter à rendre obligatoire auprès des compagnies aériennes la souscription d'une assurance, sur le modèle de celle dont doivent s'acquitter depuis 2018 les agences de voyages, ou l'abondement à un fonds de garantie comme au Danemark.
En octobre 2018, les clients de la compagnie danoise Primera Air en faillite ont ainsi pu obtenir un remboursement de 134,11 euros par siège, précisent les deux organismes.