Fiscalité du GNR : "Une relance à deux vitesses"

La FNTR, TLF et l'OTRE reprochent au gouvernement de mettre en place "une relance à deux vitesses" et ne pas comprennent pas le projet de report de la hausse de la fiscalité du gasoil non routier.

La FNTR, TLF et l'OTRE reprochent au gouvernement de mettre en place "une relance à deux vitesses". En matière de fiscalité du gazole, les trois associations du transport routier disent ne pas comprendre pourquoi un amendement visant à reporter d’un an la suppression de l’avantage fiscal pour les entreprises sur le Gazole Non Routier (GNR) a été déposé (L'Antenne du 22 juin). Selon elles, ce texte bénéficiera aux entreprises du BTP et aux entreprises présentes dans le transport frigorifique, mais ne concerne pas les transporteurs routiers de marchandises.
Pour les trois fédérations, "alors que les entreprises du transport routier de marchandises et de la logistique sont elles-mêmes en situation de fragilité, le gouvernement leur refuse obstinément le report au 1er janvier 2022 de l’augmentation de la fiscalité sur le gazole professionnel".

Perte de compétitivité

Elles dénoncent dans cette décision "au mieux un certain amateurisme de l'État" et "au pire l’absence totale d’une vision stratégique de la politique des transports en France".  Les transporteurs, par la voix de leurs organisations professionnelles, s’étonnent d’un "traitement tout à fait inégal des différents secteurs d’activité économique par le gouvernement".
La FNTR, TLF et l'OTRE lui reproche de s’obstiner à refuser ce même type de report sur l’augmentation de la fiscalité concernant le gazole professionnel.
Le régime fiscal sur le gazole professionnel n’est pas un avantage accordé aux entreprises", il s'agit d'un "mécanisme de régulation des distorsions de compétitivité entre les entreprises des divers États membres au sein de l’Europe", expliquent-elles.
Elles sont convaincues que ce refus gouvernemental n’aura qu’un seul effet : "celui de rendre nos entreprises françaises de transport encore moins compétitives" et ne touchera pas les sociétés étrangères. Pourtant, selon le calcul des trois fédérations, le coût de cette mesure ne s'élèverait qu'à 140 millions d’euros.