Fluvial Medlink Safe séduit la filière "matières dangereuses"

Trois ans après sa création, l’offre Medlink Safe semble avoir trouvé son marché. Proposant un service fluvial clés en main pour les produits dangereux sur l’axe Méditerranée-Rhône-Saône, elle a connu une forte croissance l’an passé en volume et en nombre d’entreprises accréditées.

Lancée le 1er juillet 2016, Medlink Safe rassemble une offre fluviale dédiée au transport de marchandises dangereuses sur l’axe Méditerranée-Rhône-Saône. À l’initiative de la Compagnie nationale du Rhône (CNR), du port de Marseille-Fos, des opérateurs Lyon-Terminal, Logi Ports Shuttle et Greenmodal, cette prestation proposée pour l’heure à l’exportation des marchandises dangereuses conteneurisées connaît un franc succès. En témoigne la progression de ses flux de 67 % en 2018 sur le bassin Rhône-Saône. Parmi les avantages associés à Medlink Safe, ses clients bénéficient de conditions de sécurité et de sûreté optimisées ainsi que d’un accès facilité au report modal. Celui-ci est soutenu par une garantie d’embarquement et de prise en charge immédiate sur le port de Marseille-Fos, des souplesses de stationnement avec des jours de franchise supplémentaires et une simplification des procédures déclaratives.

Nouvelles entreprises accréditées

Un autre signe de la reconnaissance de Medlink Safe au sein des acteurs de la filière des "matières dangereuses" est l’augmentation du nombre des entreprises accréditées. Au nombre d’une vingtaine, elles ont été rejointes mi-juillet par XPO Logistics et LPO Sogena. La coordinatrice de produits dangereux, Camille Berthelot, valorise notamment "le processus déclaratif anticipé et maîtrisé de bout en bout" de Medlink Safe, "favorisant un plan de transport fiable et une meilleure gestion des risques". De son côté, Caroline Ricard de XPO souligne "le bénéfice de deux jours supplémentaires d’autorisation de stockage au port de Marseille-Fos et d’une nuitée gratuite sur le port intérieur de Lyon".

Potentiel

Le développement de Medlink Safe fait écho aux conclusions de l’étude de France Chimie, de Voies navigables de France (VNF), du GPMM et de la CNR consacrée au transport fluvial de produits chimiques sur l’axe Méditerranée-Rhône-Saône. Rendues publiques le 20 mai dernier à Lyon, elles encourageaient notamment la promotion d’une offre fluviale dédiée sur le bassin et estimaient le potentiel de report modal entre 580.000 et 650.000 tonnes de produits chimiques.