Grand-Est : l'État participera à la rénovation des "lignes de desserte fine"

19/10/2020 Mathieu Noyer

Un accord entre l’État et la région Grand-Est prévoit la modernisation de petites lignes de voyageurs et de fret. Un plan de relance qui devrait bénéficier à la gare de triage de Metz-Woippy.

Des petites lignes ferroviaires et des plateformes de fret dans le Grand-Est bénéficieront des coups de pouce de l’État. Le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari et le président de région Jean Rottner ont signé, le 9 octobre, un "accord de principe" qui vient confirmer et chiffrer les investissements en faveur de la remise en état de lignes de "desserte fine", aujourd’hui dégradées. Un supplément de 97 millions d’euros sera ainsi débloqué jusqu’en 2022 (36 millions de l’État, 53 de la région et 8 de SNCF Réseau) au moyen d’un avenant au contrat de plan à signer dans les prochains mois.
La ligne entre Strasbourg et l’Alsace du Nord (Haguenau-Niederbronn-les-Bains) et celle des Vosges entre Épinal et Saint-Dié-des-Vosges figurent par exemple dans cette sélection. Plusieurs des liaisons bénéficiaires conservent également un trafic de fret que ces investissements de modernisation doivent permettre de relancer.

Un maillon essentiel

Lors de sa venue en Grand-Est, Jean-Baptiste Djebbari a également promis que la gare de triage de Metz-Woippy (Moselle) ne serait pas oubliée par le plan de relance. En particulier par l’enveloppe qui doit redynamiser le fret ferroviaire. Le site de Woippy en constitue un maillon essentiel mais est aujourd’hui affaibli : dimensionné pour 3.000 wagons par jour, il n’en traite qu’un millier en conséquence de manque d’investissements depuis de longues années, qui rendent près d’un quart des installations inutilisables. Les élus, menés par François Grosdidier le nouveau maire de Metz et président de Metz Métropole, ont également réclamé la rénovation de la ligne de fret Woippy-Hauconcourt au nord de la ville lorraine, qui fait circuler 100.000 tonnes annuelles sur une voie unique de 8 kilomètres devenue très vétuste. La remise à niveau représente un coût estimé à 8,3 millions d’euros.