Karima Delli encourage la transition écologique au Havre

10/09/2020 Natalie Castetz

Lors de sa dernière visite au Havre, Karima Delli a réaffirmé son ambition de soutenir le verdissement du secteur maritime.

"Cette plateforme Haropa qui va réunir les ports du Havre, Rouen et Paris doit peser au niveau européen, a insisté l'eurodéputée écologiste Karima Delli. Et ses bonnes pratiques doivent servir de modèle". Le 31 août, la présidente de la commission "transport et tourisme" du Parlement européen a visité au Havre les installations portuaires, dont le chantier de la future usine d’éoliennes en mer, Port 2000 et son terminal multimodal. Elle a aussi rencontré différents acteurs du secteur maritime et portuaire, de Voies navigables de France (VNF) et de SNCF Réseau.

Les bénéficies du MIE

L'eurodéputée française écologiste est en charge du rapport d’initiative sur la décarbonation du transport maritime, rapport qui devrait être rendu en novembre. Au Havre, elle a rappelé le soutien récent de l’Europe au projet d’électrification de l’axe Seine lancé par Haropa et VNF. Le 16 juillet, la Commission européenne a publié la liste des projets retenus dans le cadre de l’appel à propositions "Transport 2019" du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) : 1,8 million d’euros, soit 20 % du coût total, aideront ainsi Haropa et VNF à généraliser sur le bassin de la Seine la mise en place de bornes eaux-électricité pour l’alimentation à quai des navires de fret et de croisière fluviale.
"Partout en Europe, il faut relancer le fret ferroviaire et le fluvial", a rappelé Karima Delli. Et de marteler : "Le secteur maritime doit réduire son impact environnemental et rentrer dans la transition écologique en se conformant à l’accord de Paris. Le transport maritime depuis et vers l’Europe émet autant de gaz à effet de serre qu’un pays de l’Union européenne. Si le secteur était un pays, il se classerait huitième en Europe, juste derrière les Pays-Bas, avec 139 millions de tonnes de CO2 chaque année".
Et réduire les émissions des navires passe par leur conversion, selon la députée qui appelle à lancer l’industrie des cargos à voile, mais aussi à établir une nouvelle fiscalité comme la taxe sur le fuel lourd, à investir dans l’hydrogène comme à réglementer ces îles flottantes que sont les bateaux de croisière en revoyant leur taille et le tourisme de masse, pour aller vers le tourisme de proximité et des paquebots à taille humaine