Kuehne + Nagel : la nouvelle version de Sea Explorer entre en scène

Le commissionnaire transport international Kuehne + Nagel va présenter dans quelques jours à l’occasion de la version numérique de la SITL la formule revisitée de sa plateforme Sea Explorer. Une version qui tient compte des premiers retours de ses utilisateurs. Les évolutions du transport maritime et les exigences environnementales s’y côtoient.

Une fois repensée et reconfigurée, la plateforme Sea Explorer, lancée en 2019 par Kuehne + Nagel, a été remise à jour en mai dernier. Selon le commissionnaire de transport international suisse, si sa base reste identique, elle a su prendre en compte les retours des utilisateurs.
La nouvelle version de Sea Explorer, conçue par le groupe suisse Kuehne + Nagel, qui l'a repensée et reconfigurée, prend en compte l'aspect environnemental du transport maritime.

Un outil d'aide à la décision

Pour Stéphane Defives, directeur maritime chez Kuehne + Nagel France, elle répond à de nombreuses interrogations et comporte trois dimensions. "C'est un outil de transparence. C'est également un outil d'aide à la décision. Son troisième aspect est la prise en compte de l'impact environnemental de l'itinéraire", décrit-il. Selon lui, le respect de la réglementation OMI 2020 ou l'équipement en scrubbers des navires étaient autant de données qui étaient auparavant "nébuleuses".
En matière de transparence de données concernant le transit-time, il juge que "si les compagnies ont fait des progrès, elles ne sont pas encore au niveau". Il cite à cet égard la problématique des transbordements.
Autres évolutions auxquelles la plateforme a dû s'adapter, les alliances mondiales. Sea Explorer doit par exemple pouvoir restituer les informations concernant un conteneur réservé par un armateur chargeant sur un navire d'un de ses partenaires.

"Si un transit time est plus long, son impact en CO2 peut s'avérer moins important"
De son côté, Karine Vely, directrice internationale supply chain du commissionnaire de transport international en France, indique que Sea Explorer identifie les divers services maritimes proposés par les armateurs, prend en compte les indices de fiabilité de chacun d'entre eux, sachant que si un transit time est parfois plus long, son impact en matière de CO2 peut s'avérer moins important.
Elle explique que Sea Explorer intègre l'"ETA prédictive" (date et heure d'arrivée prévue) du navire, son transit time réel et qu'il permet enfin de "pouvoir recalculer le CO2". Karine Vely ajoute qu'elle intègre les données du site internet de chaque compagnie et le niveau de respect de la règlementation OMI 2020 de chaque navire.
Pour la directrice supply chain internationale du groupe, trois éléments sont de nature à attirer l'attention de l'utilisateur sur Sea Explorer : "la prise de décision, la durabilité et la fiabilité des données". Elle estime que "si le client souhaite suivre ses flux, il va pouvoir voir où le navire se trouve". Et d'ajouter que la réponse apportée par la plateforme peut permettre à l'utilisateur de gagner du temps. Lointaine est l'époque où les plateformes ne prenaient en compte que les services et les prix.