L’AFT demande des formations plus courtes pour les conducteurs

L’AFT s'est interrogée sur les raisons de la pénurie de conducteurs. Pour la juguler, elle préconise l’évolution des règles d’apprentissage et de la durée des formations.

Seules six personnes sur mille restent en entreprise, après avoir été sensibilisées et informées sur les métiers et formations des transports et de la logistique. C'est ce que révèle l’étude menée par l’Association pour le développement de la formation professionnelle Transport et Logistique (AFT) pour identifier les causes de la surtension des emplois dans le secteur. L'embauche de conducteurs routiers est notamment difficile. Présentée par Jean-Paul Deneuville le 10 octobre à Paris, cette étude menée auprès de 40.000 stagiaires a débouché sur une série de propositions. Deux sont mises en avant par le président-délégué général de l’association.
En matière de réglementation, l'AFT propose d'ouvrir "beaucoup plus largement" aux jeunes de seize à dix-huit ans en apprentissage le droit d’apprendre à conduire "en favorisant, par exemple, la conduite encadrée en entreprise". Pour ce qui est des formations, jugées "trop longues", l’une des voies consisterait à "favoriser des formations à la fois courtes et qualifiantes dans l’esprit de la formation initiale minimum obligatoire", précise Jean-Paul Deneuville. Il incite les pouvoirs publics et la profession à "davantage collaborer". Le rapport avance également d'autres préconisation concernant la sensibilisation, l’orientation, le recrutement, les formalités administratives ou le financement.

190.000 personnes sensibilisées

D’ici la fin de l’année, l’AFT prévoit de sensibiliser et d’informer 190.000 personnes sur les métiers et les formations transport et logistique, contre 100.000 envisagées initialement. La plupart des personnes sensibilisées visite le site "choisis-ton-avenir.com" et participe aux réunions collectives.
L’association a cofinancé 44.385 formations initiales à la conduite en 2018 (+ 12,8 %), dont 35.000 dans le transport routier de marchandises. Elle disposait d'un budget de 63,1 M EUR (+ 0,6 %) alimentées par le dispositif réglementaire "Ressource affectée".