L’État "au rendez-vous" de la filière industrielle et des ports

Alors que la Cop25 vient de démarrer à Madrid, les Assises de l’économie de la mer qui se sont ouvertes à Montpellier mardi 2 décembre n’ont jamais autant porté sur la transition énergétique. En a témoigné l’intervention d’Emmanuel Macron venu affirmer que "l’État sera au rendez-vous" de toute la filière pour répondre "au défi écologique".

Quelques années après François Hollande qui avait été reçu aux Assises de l’économie de la mer (AEM) de La Rochelle, Emmanuel Macron est intervenu cette année aux AEM de Montpellier (organisées par le groupe Ouest France et "Le Marin", en partenariat avec le Cluster maritime français), où il est venu présenter à la communauté maritime nationale une politique française plus verte que jamais.
Après s’être longuement exprimé sur la protection des océans et affirmé qu’il veillerait à ce que la France se place à l’avant-garde, il a rappelé "les avancées concrètes" obtenues en matière de gaz à effets de serre. Il a estimé être reconnaissant vis-à-vis d’Armateurs de France, rappelant que la fédération s’était engagée lors du dernier G7 sur la réduction de la vitesse des navires. Il a salué en outre le groupe CMA CGM qui a renoncé à faire transiter ses navires par la route du Nord.

"Le Havre, Marseille et de Dunkerque, les modèles de l’économie du futur"

Sans faire toutefois de véritables annonces aux représentants de la communauté maritime présente aux AEM de Montpellier, il a affirmé que "l’État sera au rendez-vous pour appuyer la filière industrielle", dont il a une nouvelle fois salué "l’audace".
Le président de la République a également indiqué que "l’État sera au rendez-vous pour équiper les ports". Selon lui, "nous avons à bâtir les infrastructures du XXIe siècle". Les Grands Ports maritimes du Havre, de Marseille et de Dunkerque seront, à ses yeux, "les ports modèles de l’économie du futur".

"Le XXIe siècle sera maritime"

En matière de transport fluvial, abordant le sujet du projet de canal Seine Nord Europe (SNE), il a indiqué qu’il constitue "un des projets exemplaires qui permettra de faire du report modal".
Toujours concernant la voie d’eau, Emmanuel Macron a estimé que "le défi de ce mode est de le repenser au plan écologique et économique".
Quant à l’éolien en mer, il a expliqué : "Que la France ne soit pas à la pointe est impensable". Évoquant la création il y a quelques mois du premier parc à Saint-Nazaire, il a affirmé que le mouvement va se poursuivre. Selon lui, "l’État va créer un à deux parcs éoliens par an chaque année". Il a indiqué que les contrats ont été renégociés. "Je ne suis pas pour payer des prix déraisonnables. Il faut prendre le leadership et exporter les parcs éoliens".
Emmanuel Macron a saisi l’occasion de sa présence aux Assises de Montpellier pour annoncer devant toute la communauté maritime le triplement de participation de l’État au budget de la SNSM. Celle-ci s’élèvera à 11 millions d'euros dès 2020.
"Le XXIe siècle sera maritime. C’est par la mer qu’on aura à repenser nos recherches et notre alimentation", a-t-il affirmé
Certains acteurs du monde maritime français présents à Montpellier devraient se retrouver lundi 9 décembre à Paris, lors du prochain Comité interministériel de la mer (Cimer).