L'Iran saisit un nouveau navire
L'Iran a arrêté samedi 7 septembre douze Philippins à bord d'un navire saisi dans le détroit d'Ormuz et soupçonné d'être utilisé par un réseau de contrebande de carburant.
La télévision d'État iranienne a diffusé quelques images d'un remorqueur orange et blanc, à quai dans le port de Bandar Abbas, gardé par au moins trois soldats. "Douze personnes de nationalité philippine ont été arrêtées et les autorités judiciaires compétentes sont en train de prendre les mesures légales requises" à leur endroit, a déclaré le commandant Hossein Déhaki, chef des garde-côtes de la province de Hormozgan.
L'arraisonnement de ce navire, dont le pavillon n'a pas été précisé, survient dans un contexte de fortes tensions dans cette région cruciale pour l'approvisionnement mondial en pétrole. Ces tensions sont liées à la décision américaine de dénoncer unilatéralement en mai 2018 l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015. Elles se sont nettement intensifiées depuis mai, sur fond d'attaques d'origine inconnue contre des pétroliers transitant dans la région, et de saisies de navires par l'Iran.
Certains officiels iraniens ont laissé entendre qu'il s'agissait d'une mesure de représailles à la saisie, au large de Gibraltar, d'un pétrolier iranien, le "Grace 1", par les autorités britanniques, le 4 juillet. La saisie du "Grace 1" a été levée le 15 août et le navire, rebaptisé "Adrian Darya", navigue depuis en Méditerranée. Il est arrivé le 7 septembre devant le port syrien de Tartous, selon le conseiller pour la sécurité nationale de la Maison Blanche John Bolton.