L'aéroport Nice-Côte d’Azur prépare de grands chantiers

Confronté à un trafic qui atteindra 14 millions de passagers cette année, l’aéroport Nice-Côte d’Azur accélère l’extension du Terminal 2 ainsi que la création d’un nouveau dépôt pétrolier. Décembre verra la mise en exploitation de la ligne 2 du tramway qui depuis les terminaux reliera l’aéroport au centre-ville.

Pas de pause pour les aménagements sur la première plateforme aéroportuaire de province en termes de passagers, l'aéroport Nice-Côte d’Azur. En décembre, la ligne 2 du tramway permettra aux passagers débarquant aux deux terminaux de relier le centre-ville (juin) puis le port (décembre 2019). La société aéroportuaire a investi 12,3 millions d'euros dans ce projet qui facilite l’accès des terminaux.
L’aéroport a mis en place à partir de juillet une vingtaine de sas de contrôle à reconnaissance faciale, dit Parafe (Passage rapide automatisé aux frontières extérieures). C’est une première pour un aéroport hors capitale. Le système compare le visage du voyageur avec la photo qui apparaît dans le microprocesseur de son passeport biométrique.
Cet automne a été lancée la consultation des premiers appels d’offres concernant l’extension du Terminal 2. Le projet de l’architecte Stéphane Aurel prévoit une longue jetée de 19.000 m², sur deux niveaux avec six postes pour avions dont deux gros porteurs, qui se raccroche au Terminal 2 côté Ouest. Le chantier débutera en 2019 pour une livraison entre 2021 et 2022 et un investissement estimé à 40 millions d'euros. L’aéroport portera ainsi sa capacité de traitement à 18 millions de passagers par an.

Futur dépôt pétrolier

Premiers appels d’offres également pour le futur dépôt pétrolier qui doit augmenter l’autonomie de la plateforme en approvisionnement de carburant des avions. Le site prévoit trois cuves de 1.300 m3 avec possibilité d’une quatrième cuve et six postes de chargement pour les camions-citernes. Son coût (24 millions d'euros) est à la charge de la société aéroportuaire qui en confiera l’exploitation à une compagnie pétrolière.
Enfin, l’aéroport Nice-Côte d’Azur a décroché en septembre le "Travel Retail" du meilleur opérateur aéroportuaire pour le commerce. Il sanctionne les gros investissements accomplis au cours des deux dernières années concernant la refonte de l’offre commerciale sur les deux terminaux, notamment en zone d’embarquement. La surface de vente a été portée à plus de 7.000 m², répartis à part égale sur les deux terminaux (+ 160 %).
Le trafic international continue à tirer l’activité de l’aéroport. Sur les neuf premiers mois de l’année, l’aéroport a traité 10,9 millions de passagers (+ 4,2 %), dont 7,3 millions à l’international (+ 5,2 %). À souligner, l’envolée du trafic avec le Moyen-Orient grâce à Emirates et Qatar Airways, avec une progression de 39,6 %.
Autre fait important de l’année, le fort développement de la base niçoise de la compagnie EasyJet, dotée d’un cinquième appareil (un A320). Avec 4,8 millions de passagers traités en 2018 (+ 9 %) et une quarantaine de lignes, la compagnie conforte sa place de numéro un sur la plateforme.
Le trafic fret à Nice est également en croissance avec 12.334 tonnes sur les neuf premiers mois, soit + 9,4 %. Les hubs du Moyen-Orient (notamment Dubaï et Doha) en absorbent 7.423 tonnes (+ 7,8 %). Pour cette destination, Nice draine un trafic fret en provenance de l’Italie voisine et de l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. L’exportation domine avec 58 % du trafic.
Par destination, le premier flux est celui vers le Moyen-Orient (74 %), suivi par l’Europe (15 %) et l’Amérique du Nord (10 %). Le trafic se répartit entre fret avionné (52 %) et camionné (34 %). C’est un fret à haute valeur comme les huiles essentielles des parfumeurs de Grasse ou tout ce qui concerne le matériel technologique, tels les satellites montés à Cannes chez Thales Alenia Space.