L’aéroport de Nice aura sa gare SNCF dès 2021

Dans le cadre de la résolution du nœud ferroviaire niçois, près de 600 millions d'euros de travaux sont programmés dans des infrastructures à Nice, Cannes et Antibes, dont 200 millions d'euros pour la seule gare de Nice-Aéroport.

Il s’agit d’un transfert de l’actuelle halte TER de Nice-Saint-Augustin (1,4 million de voyageurs) sur un terrain du Grand Arénas, futur quartier d’affaires face au Terminal 1 de l’aéroport. La voie ferrée longe à moins de 100 mètres la plateforme aéroportuaire niçoise qui traitera cette année 14 millions de passagers.

L'aménagement sera réalisé en deux phases

Dès le premier semestre 2020, débutera l’aménagement d’une halte TER composée de deux quais de 200 mètres de long. "Nous allons construire un bâtiment voyageur provisoire de 300 m2", précise Roland Legrand, directeur SNCF Réseau des gares nouvelles. Cet investissement de 15 à 20 millions d'euros permettra dès 2021 aux TER de desservir au contact l’aéroport. Nul doute que cette halte sera fréquentée par les passagers de l’aéroport qui emprunteront les TER vers Cannes ou Monaco (un TER toutes les 10 minutes à terme). L’aéroport étant déjà desservi depuis quelques mois par la ligne 2 du tram depuis le centre de Nice et dont l’une des stations est déjà aménagée le long du site de la future gare.

"La gare pourra traiter jusqu’à 6 millions de voyageurs"

En 2023, débutera une deuxième phase de chantier afin de l’adapter au trafic TGV. Les deux quais seront allongés à 400 mètres, complétés par deux autres quais (six à plus long terme). La gare disposera d’un bâtiment voyageur de 5.000 m2 accolé à une gare routière de 20 quais pour les bus (30 millions d'euros à la charge de la métropole niçoise), d’un parking à étage de 500 places minimum et d’une passerelle d’accès aux quais avec salles d’attente, un peu comme dans les aéroports. L’ensemble sera accessible directement depuis la station du tram. "On estime que 35 % du flux sera constitué d’usagers du tram et de piétons", indique Roland Legrand.
La gare pourra traiter jusqu’à 6 millions de voyageurs. Tous les TGV la desserviront (19 allers-retours en 2033). Ils s’arrêteront ensuite à la gare de Nice-Thiers, en cœur de ville, qui disposera de deux quais supplémentaires (27 millions d'euros), pour un trafic de 11,5 millions de voyageurs en 2033. Le montage financier avec les principaux partenaires (collectivités, État et banque) est à l’étude. "La gare de Nice-Aéroport pourrait même être réalisée en une seule phase si le tour de table financier était favorable", avertit Roland Legrand.