La CGT veut "arrêter la casse de l'emploi" dans le transport

16/09/2020 AFP

La CGT a réclamé mardi 15 septembre "l'arrêt de la casse de l'emploi" dans les transports, réclamant "un véritable projet de réorganisation" industrielle et sociale, avec des "préoccupations environnementales au cœur".
"Pour nous, les transports, c'est une filière dans sa globalité", a souligné le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui s'exprimé aux côtés des secrétaires généraux des fédérations de la métallurgie, des transports et des cheminots.
Jugeant que "la crise actuelle ne peut, en aucun cas, être prétexte à la restructuration des modes et de leurs branches industrielles", la CGT estime "au contraire qu'il faut créer des milliers d'emplois dans les branches liées au transport pour répondre aux besoins sociaux".
Le syndicat ne veut "pas opposer" les différents modes de transport mais "exploiter leurs avantages", "faire jouer leur complémentarité" et "définir l'équilibre le plus utile pour le pays". Il "propose le doublement de la part des modes doux" pour les voyageurs et les marchandises, "ce qui serait une véritable rupture avec la politique du tout routier". La CGT réclame aussi des normes "sociales, fiscales ou tarifaires" de "haut niveau qui empêchent le dumping social ou écologique".
Concernant l'industrie des transports, le syndicat veut que les aides publiques soient "conditionnées au développement de l'outil productif", avec "investissements et créations d'emplois". Les dividendes versés aux actionnaires "doivent être interdits en période de crise".
Pour le fret ferroviaire, Laurent Brun de la CGT-Cheminots a plaidé pour que soit imposé aux "grands logisticiens", comme Amazon, "un pourcentage de transport" de marchandises "en mode doux", "à horizon 2050".