La filière pharmaceutique en progression avec le port du Havre

Traitant plus de 60 % du trafic de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le port du Havre poursuit sa conquête de parts de marché. Une dynamique portée par la filière santé et la chimie.

Des liaisons ferroviaires régulières, des filières en progression. Le port du Havre qui assure les deux tiers du commerce extérieur de l’Hexagone assure poursuivre sa conquête de parts de marché, sur la région Auvergne-Rhône-Alpes qui représente le "deuxième pôle d’attractivité de Haropa, rappelle sa direction, sans donner de précisions chiffrées, et 10 % en volume de son trafic". Les filières pharmacie reefer et chimie affichent une progression de 5 %.
En mai dernier, une centaine de chargeurs, commissionnaires de transport et logisticiens assistaient à la rencontre organisée par Haropa, l’entreprise d’informatique portuaire Soget et les douanes. À leurs côtés, différents partenaires : les représentants des sociétés Seafrigo, Planet Pharma, Naviland Cargo, Michelin ou Bolloré Logistics. Ce dernier a ainsi traité 11.600 tonnes en 2018 dans la région Rhône-Alpes-Grand Est et y dispose de près de 10.000 m2 d’entrepôts. Le Havre vu de Lyon, pour le leader normand (110.000 m2 d’entrepôts en Normandie, 160.000 TEU traités), c’est "une offre maritime conteneurisée sur près de 600 destinations, un transit-time avantageux à l’export sur l'Amérique, une offre de service sur l’Afrique de l’Ouest, une offre de pré-acheminement rail avec Greenmodal et Naviland, des solutions reefer intéressant une clientèle pharmaceutique".

Salon Tips en novembre 2020 à Lyon

Prochain rendez-vous, en novembre 2020 à Lyon, le salon Transport international pharma séminaire (Tips). "Haropa qui est membre de cette organisation contribue ainsi à améliorer le niveau de qualité demandé par les laboratoires", souligne sa direction. À nouveau, l’occasion pour le port du Havre, premier port de France de l’industrie de la santé, où sont présentes toutes les grandes alliances maritimes (2M, "The" Alliance, Ocean Alliance), de vanter son attractivité : huit connexions hebdomadaires le reliant à Lyon, trois à Chalon-sur-Saône et une à Clermont-Ferrand, "contre trois avec Hambourg, trois avec Zeebrugge, cinq avec Anvers". Côté offre maritime, Haropa qui réalise 56 % de son trafic avec l’Asie (dont 36 % avec la Chine) continue à aligner ses "transit-times compétitifs" : 27 jours depuis Shanghai (contre 30 pour Anvers et 33 pour les ports méditerranéens), 8 jours pour New York (contre 10 d’Anvers et 14 des ports méditerranéens), 7 pour Dakar (contre 10 d’Anvers ou 9 des ports méditerranéens)…

"Continuer à gagner des parts de marché sur Auvergne-Rhône-Alpes"

"Continuer à gagner des parts de marché sur Auvergne-Rhône-Alpes", telle est l’ambition affichée par le port normand. À l’appui, Le Havre avance quelques "nouveaux atouts" : des indicateurs de performance sont désormais accessibles en mode dynamique, avec une mise à jour via S)One qui permet de visualiser les délais des opérations, import pour l’instant, réalisées par fer, route et barge sur la place du Havre, "le seul port au monde qui permet aux clients de calculer ses performances". Et, alors que les systèmes informatiques de plus en plus accessibles sont donc plus ouverts aux risques de cyberattaque, les accords de partenariat signés avec Airbus en octobre dernier visent à développer une plateforme de cybersécurité portuaire, maritime et industrielle, pour "apporter à nos clients un environnement d’échanges numériques plus sécurisé".

© Éric Houri