Le fret aérien en baisse en 2019

06/02/2020 AFP

La demande en fret aérien a chuté de 3,3 % en 2019, sa performance la plus faible depuis dix ans, a annoncé l'Iata, qui juge prématuré de mesurer l'impact à long terme des restrictions liées au coronavirus.

Selon a annoncé l'Association internationale du transport aérien (Iata) l'organisation, qui regroupe 290 compagnies, 2019 a été la première année de baisse des volumes de fret aérien depuis 2012 et la plus mauvaise année depuis la crise financière de 2009, où ce marché avait reculé de 9,7 %.
"Les tensions commerciales sont à la racine de la pire année pour le fret aérien depuis la fin de la crise financière en 2009", a souligné le directeur général de l'organisation, Alexandre de Juniac. "Alors qu'elles se détendent, il y a cependant peu de soulagement alors que nous sommes dans l'inconnu par rapport à un éventuel impact du coronavirus sur l'économie mondiale", a-t-il ajouté.

Conséquences imprévisibles

D'après Alexandre de Juniac, "il est trop tôt" cependant "pour estimer les effets à long terme de l'impact des restrictions associées à la lutte contre le coronavirus".
Des dizaines de compagnies aériennes internationales ont cessé leurs liaisons aériennes avec la Chine continentale depuis fin janvier pour tenter de freiner la propagation du virus, qui a été identifié chez près de 200 personnes dans plus de 20 pays.
Le fret aérien représente une importante source de revenus pour les compagnies aériennes, dont un grand nombre ont fait le choix de réduire leur flotte d'appareils "tout cargo" pour privilégier les soutes des avions passagers et gagner en rentabilité. "Chez les compagnies commerciales, le fret constitue entre 10 à 20 % des revenus", estime ainsi la société de conseil en management Kepler.
L'Asie pacifique a représenté en 2019 34,6 % du marché en tonne kilomètre transportée (TKT) devant l'Amérique du Nord (24,2 %), l'Europe (23,7 %), le Moyen-Orient 13 %, l'Amérique latine (2,8 %) et l'Afrique (1,8 %), selon l'Iata.