Le nouveau quai du polder de Brest va devoir être renforcé
Le quai réservé aux énergies marines renouvelables du nouveau polder de Brest ne pourra pas entrer en service comme prévu courant 2020 en raison d'une déformation de sa structure métallique qui va devoir être renforcée, a annoncé mercredi 27 novembre le président de la région Bretagne, qui a lancé en 2017 un important projet d'aménagement du port, dont elle est propriétaire. Les travaux nécessaires pour remédier à cette déformation, due à la poussée exercée par les terres que le quai de 400 mètres de long contient, pourraient s'achever "au printemps ou à l'été 2021", a estimé Loïg Chesnais-Girard. "Nous sommes en train de regarder avec les clients qui ont réservé leur emplacement sur le polder comment utiliser d'autres outils, d'autres quais existant sur l'ensemble du port de Brest", a-t-il ajouté. Les premières entreprises devaient s'installer sur le nouveau polder courant 2020. La structure métallique du quai réservé au chargement et au déchargement de colis lourds sera renforcée à partir de début 2020, selon le constructeur, Vinci. Les travaux pourraient atteindre, selon "les différentes hypothèses" entre 50 et 70 millions d'euros, a indiqué Loïg Chesnais-Girard, estimant que les surcoûts engendrés devraient être couverts par les différents assureurs. L'investissement consenti jusqu'à présent pour la construction du quai est de 50 millions d'euros. Durant la période 2017-2022, l'investissement total pour ce projet d'aménagement du port de Brest a été de 220 millions d'euros, financé majoritairement par la région. À l'horizon 2024, le polder aura une superficie totale utilisable de 54 hectares.