Le pavillon français tombe du podium

Habituée à la première place au cours de la dernière décennie, la France a perdu la tête du classement des pavillons des pavillons maritimes de qualité au classement du "Memorandum of Understanding de Paris" (Paris MoU) publié en juillet 2019.

Pour la première fois sur cette période, le pavillon tricolore a quitté le podium de ce palmarès pour se classer quatrième. Avec 279 navires contrôlés entre 2016 et 2018 la France a obtenu un indice de - 1,75 (- 1,89 pour la période précédente). Une fois n'est pas coutume, le pavillon national a subi une détention d'un de ses navires lors d'un contrôle par l'État du port (le "CMA CGM Fort-Saint-Pierre" à Anvers en janvier 2018).

L'île de Man en tête du classement

C'est l'un des pavillons du Royaume-Uni, celui de l'île de Man, qui s'est hissé cette année en tête du classement, avec un indice de - 1,80 pour 651 navires contrôlés, dont 5 immobilisés. Les Bahamas se sont classés deuxièmes (2.207 inspections, - 1,78) et Singapour troisième (1.925 inspections, - 1,76).
De la cinquième à la dixième place, on trouve cette année le Royaume-Uni, les Pays-Bas, les îles Marshall, les îles Caïman (RU), la Norvège et Hong Kong (Chine).
Ce classement des pavillons se base sur le taux de conformité des navires aux diverses conventions internationales en vigueur (critères de sécurité, de sûreté, de standards environnementaux, de conditions de vie et de travail de l’équipage).
Les trois listes – blanche, grise et noire – qui le composent sont établies d'après les quelque 18.000 inspections annuelles réalisées dans les ports des 27 États signataires, soit l'ensemble des 26 pays maritimes européens et le Canada.
Comme lors des trois années précédentes, 73 pavillons ont été classés dans le cadre du Paris Mou. La liste blanche comprend 41 États, contre 40 un an plus tôt et 42 en 2017. Les pavillons européens parfois décriés, Malte et Chypre, ont intégré cette liste depuis 2008.

"La République du Congo et le Togo classés à très haut risque"

Sur la liste grise (18 pavillons, contre 20 en 2018), on trouve notamment les États-Unis, l'Iran, l'Inde, la Suisse, l'Algérie, le Maroc, la Tunisie et l'Égypte.
Sur la liste noire, qui comprend 14 pavillons pour la période 2016-2018 (13 l'année dernière), le dernier est celui de la République du Congo, classé à "très haut risque" (avec un indice de 5,15), comme celui du Togo (4,03). Ils sont immédiatement précédés des pavillons du Cambodge, des Palaos, des Comores et de la Tanzanie.
L'Ukraine et la Moldavie font partie des trois États européens figurant dans la partie la plus obscure du tableau, classés tous les deux à "haut risque". Le troisième est l'Albanie, dont le pavillon est considéré comme exposant à un "risque moyen à haut".
Les pavillons les plus utilisés par la flotte mondiale de commerce – Panama (6.200 navires inspectés), Malte (4.680), îles Marshall (4.248), Liberia (4.206), Pays-Bas (2.978), Antigua-et-Barbuda (2.581), Bahamas (2.207), Hong Kong (1.983), Chypre (1.964), Singapour (1.925)... – figurent sur la liste blanche. Longtemps "blacklisté", Saint-Vincent-et-Grenadines (506 inspections) est de retour dans la liste noire, après deux apparitions à l'étage supérieur en 2013 et en 2018.