Le port du Havre veut relancer son terminal multivrac

12/01/2021 Natalie Castetz

Une concession d’une durée de vingt ans devrait être attribuée à la société Lorany Conseils visant à relancer d'ici l'été 2021 le terminal multivrac pour un trafic de plus de 400.000 tonnes la première année d’exploitation.

Situé sur la rive sud du Grand canal, le terminal multivrac du Havre était resté inoccupé, depuis mai 2019. En décembre 2019, le Grand Port maritime du Havre (GPMH) avait lancé un appel à candidature portant sur l'attribution d'une concession de services pour la réalisation et l'exploitation du terminal, pour une durée de vingt ans. Fin 2020, le Conseil de surveillance a émis "un avis favorable" à l’offre finale de la société bretonne Lorany Conseils. Le contrat devrait être signé fin janvier.

L'objectif est d’offrir, dès l'été 2021, "des solutions de développement et de croissance pour les trafics de clinkers ainsi que pour les trafics de céréales, minerais, matériaux de construction, terres et sédiments". À décembre 2020, le trafic des agrégats affichait au Havre une progression de 29 % par rapport à 2019, à 1,2 million de tonnes.

Dépasser le million de tonnes

La concession avait été évaluée, sur la base de quatre hectares au départ, à hauteur de 28 millions d'euros, jusqu’à 47 millions d'euros dans le cas où le concessionnaire se positionnerait sur la totalité des 14 hectares dès le début du contrat. Plus de 400.000 tonnes de marchandises pourraient être traitées dès la première année d'exploitation, évalue le GPMH, avec l’ambition de "dépasser le million de tonnes de trafic maritime et fluvial à partir de la dixième année". Un développement qui, assure Baptiste Maurand, directeur général du port du Havre, se fera en "démarche concertée avec les ports de Rouen et de Paris", afin de "construire une stratégie d'axe autour des vracs solides".

Pour accompagner ce lancement, le port du Havre prévoit plusieurs projets : une installation de réception et de valorisation de terres et sédiments pour un trafic annuel maritime et fluvial de 270.000 tonnes à terme, et l'installation d'une centrale à béton utilisant exclusivement des matériaux recyclés.