Le transport fluvial de marchandises en net rebond en 2019

Le trafic fluvial de marchandises a nettement rebondi en 2019, soutenu par "un niveau d'activité en hausse significative sur le bassin Seine-Oise et les ports français du Rhin", a annoncé mardi 18 février le gestionnaire public Voies navigables de France (VNF).

Au total, 56,3 millions de tonnes ont été transportées l'année dernière sur le réseau géré par Voies navigables de France (+ 9 % sur un an), représentant près de 7,4 milliards de tonnes-kilomètres (t-km), une unité de mesure obtenue en multipliant le nombre de tonnes transportées par le nombre de kilomètres parcourus (+ 10 %), a précisé l'établissement.
"Avec ces résultats 2019, je suis particulièrement fier de voir le transport fluvial s'inscrire comme une alternative crédible pour le transport de marchandises", s'est félicité Thierry Guimbaud, directeur général de VNF.

Des avantages écologiques

"Ces bons résultats attestent des atouts du fluvial : avantages écologiques grâce à une faible émission de CO2, mais également économiques, grâce à la massification des trafics qu'il permet, en toute sécurité et dans le respect des délais", a-t-il ajouté.
Le trafic avait baissé en 2018 à cause des crues de la Seine et du Rhône en début d'année, puis d'épisodes de basses eaux au second semestre pour le Rhin et la Moselle.
En 2019, le trafic intérieur est en hausse de 10,4 % en t-km, à 4,6 milliards, par rapport à 2018, tandis que le trafic international a été surtout porté par les importations.

"Ces bons résultats attestent des atouts du fluvial"

Par bassins, la hausse – toujours en t-km – est de 9,9 % sur le réseau Seine-Oise, de 18,5 % sur les ports rhénans français, de 10,2 % sur le bassin mosellan, de 5,7 % sur Rhône-Saône et de 2,9 % sur le Nord.
Le secteur des matériaux de construction reste le premier utilisateur de la logistique fluviale avec près de 45 % des volumes transportés en 2019, soit 25,2 millions de tonnes (+ 13,9 %), porté par le BTP et notamment les chantiers du métro du Grand Paris.
La filière agroalimentaire – des céréales, surtout – arrive en deuxième place, avec 14,4 millions de tonnes transportées, en hausse de 11,1 % par rapport à 2018.