Les transporteurs perdent un quart de leurs revenus au premier semestre

06/08/2020 AFP

Les entreprises du secteur routier ont perdu plus d'un quart de leur chiffre d'affaires en France au cours du deuxième trimestre à cause de la crise du coronavirus, selon la Fédération nationale du transport routier.

"Les chefs d'entreprises estiment avoir perdu 12 % de leur chiffre d'affaires en juin contre 27 % en mai et 44 % en avril. En moyenne, au cours du deuxième trimestre 2020, les entreprises ont perdu 27% de leur chiffre d'affaires", d'après un baromètre de la Fédération nationale du transport routier (FNTR) publié le 4 août. Le syndicat professionnel a sondé 675 sociétés début juillet.

Amélioration significative

On observe en juillet une "amélioration significative", mais "l'activité n'a toujours pas retrouvé son niveau d’avant la crise sanitaire", ajoute la fédération. Seuls 5 % des camions habituellement en circulation en France restaient à l'arrêt début juillet, contre 59 % au début du confinement fin mars.
L'indicateur mesurant l'évolution du nombre de conducteurs a logiquement chuté avec la crise, se trouvant juste sous la moyenne à long terme de la profession (depuis 2007). En juillet, 2 % des conducteurs se trouvaient encore en chômage partiel, contre 4 % en juin et 15 % en mai, selon la FNTR.

Pressions tarifaires des clients

Les problèmes engendrés par la crise sanitaire se sont progressivement atténués, 22 % des entreprises estimant début juillet avoir encore des difficultés liées au chargement ou à la livraison, contre 31 % en juin. Quelque 12 % des chefs d'entreprises considéraient alors que les conditions de travail restaient dégradées pour les conducteurs, contre 20 % le mois précédent. Enfin, un tiers des chefs d'entreprises constataient en juillet une baisse des prix du transport, s'est inquiétée la FNTR.
Le syndicat patronal estime que "cela s'explique seulement en partie par la surcapacité en matière d'offres que connaît le secteur".
Pour lui, les difficultés économiques des chargeurs sont prépondérantes dans cette tendance : "De nombreuses entreprises du transport routier de marchandises alertent sur des pressions tarifaires à la baisse de la part de leurs clients", qui demandent "en général autour de 5 %" et parfois jusqu'à 20 %".