Les vracs liquides et solides tirent le trafic trimestriel vers le bas à Anvers

Au premier trimestre, Anvers a connu un recul des vracs solides et liquides ainsi que du conventionnel. Seul le conteneur a continué de progresser sur les quais du port flamand.

Après un premier trimestre 2018 record, Anvers vient de retrouver au cours des trois premiers de l'année une activité moins spectaculaire. Le port flamand a assisté à un repli de 3 % de son trafic global. Il s'agit, selon l'autorité portuaire, d'une "normalisation de la situation".
Le flux record enregistré en mars dans le secteur du conteneur fait dire à la direction du port que cette filière continue de progresser. Celle-ci a même été dépassé le seuil atteint en mars 2018, à savoir, selon la direction du port belge, "le meilleur mois jamais enregistré à cette époque".

"La plus forte croissance du range Hambourg-Le Havre"

En tonnage, la part de marché du port belge était passée à 27,5 % en 2018, soit une hausse de 0,7 points. Avec une croissance nette de 650.000 EVP, il s'agit, selon la direction de l'établissement portuaire, de "la plus forte croissance du range Hambourg-Le Havre".
Celui-ci mise pour les mois à venir sur les nouveaux trafics de l'armateur genevois MSC entre Anvers et l'Europe du Nord à compter du mois d'avril.
Jacques Vandermeiren, PDG de l'Autorité portuaire anversoise, explique : "Notre trafic conteneurisé continue de croître, en dépit de perspectives économiques moroses". À ses yeux, Anvers consolide ainsi "son rôle de hub conteneurisé dans la chaîne logistique mondiale".
En revanche, toujours dans le secteur des marchandises diverses, le conventionnel a subi une légère baisse par rapport au premier trimestre 2018. Un recul que l'autorité portuaire attribue au fer et à l'acier dont le volume a baissé artificiellement en un an de 5 % puisque des stocks avaient été constitués en 2018 pour anticiper l'entrée en vigueur des taxes américaines sur l'acier.
Pour sa part, le ro-ro a augmenté de 3,2 %. Bien que le nombre de pièces de matériel roulant ait diminué, le nombre de tonnes a augmenté grâce à une croissance du poids moyen par véhicule, surtout dans la catégorie des utilitaires.

Hydrocarbures en recul

Les vracs secs ont diminué de 8,8 % au premier trimestre en raison de la baisse des minerais (- 22,9 %), du charbon (- 16,5 %), de la ferraille (- 10,2 %) et des engrais (- 2,2 %). En revanche, le sable et le gravier ont vu leur volume augmenter de 6 % au cours des trois premiers mois.
Selon la direction du port anversois, les engrais ont toutefois connu une forte reprise en mars, avec le meilleur trafic mensuel enregistré depuis février 2011. Une hausse qui n'est toutefois pas parvenue à enrayer la baisse globale du trimestre.
Les vracs liquides ont également achevé la période sur un recul de 8,6 %. Après avoir subi une chute de 12,4 % au cours des deux premiers mois de l'année, la filière a enregistré une reprise en mars.
Une amélioration moins marquée toutefois dans les produits pétroliers raffinés, selon la direction du port flamand. Elle estime que la clémence de l'hiver 2019 par rapport à celui de 2018 a eu un impact sur leurs volumes. Elle ajoute en outre que le ralentissement de la croissance économique européenne a également eu des répercussions sur les volumes de production et la demande d'énergie, tout comme les évolutions du prix du pétrole brut.
Au cours du trimestre écoulé, le port anversois a comptabilisé 3.519 escales, soit 0,3 % de moins par rapport aux trois premiers mois de 2018. Un nombre de navires qui a représenté un total de 101,54 millions de tpl (- 0,2 %).
Soulignant que le conteneur continue de progresser, Annick De Ridder, échevine du port scaldien, réclame à la Flandre d'entériner rapidement le projet d'extension de capacité du port.