Pic d’investissements ferroviaires dans le Grand Est

SNCF Réseau consacre cette année plus de 300 millions d’euros à la modernisation des lignes de la région Grand Est, avec plusieurs opérations majeures qui bénéficieront au fret.

Les chantiers ferroviaires vont battre leur plein au courant de l’année dans le Grand Est. Dans cette région, SNCF Réseau a programmé un niveau particulièrement haut de 330 millions d’euros d’investissements de modernisations. Parmi les quelque 70 chantiers prévus, plusieurs intéressent le fret au premier chef. Ainsi, en Alsace, la création d’une voie supplémentaire, qui sera la quatrième, sur la section de 8 km de Strasbourg à Vendenheim, permettra d’augmenter les capacités de passages des trains, dont ceux de marchandises qui pourront circuler à raison de trois par heure et par sens au lieu de deux. Lancés l’an dernier, les travaux mobiliseront 29 millions d’euros en 2019 sur le total de 117 millions d’euros programmé jusqu’en 2022.

Soutien aux lignes capillaires

En Champagne-Ardenne, la modernisation du tronçon Troyes-Polisot (remplacement de traverses, traitement des joints…) reste modeste en montant, à 2,1 millions d’euros de fin avril à fin juin. Mais elle est emblématique des efforts que SNCF Réseau, le conseil régional et les entreprises utilisatrices consacrent spécifiquement à la pérennisation des lignes capillaires de fret. Ce réseau de desserte fine représente 650 km, soit 20 % du total national, en une trentaine de lignes fréquentées chaque année par 4.500 trains. Le plan de sa modernisation mobilise 20,8 millions d’euros, financés par SNCF Réseau pour 44 % et pour 56 % par les chargeurs eux-mêmes.

"SNCF Réseau a programmé 330 millions d’euros pour la modernisation"

Plusieurs opérations de renouvellement de voies, rails et ballast en 2019 concernent des portions de lignes empruntées par le fret. Par exemple, Sarreguemines-Béning en Lorraine (6,5 millions d’euros sur 4 km de septembre à décembre entraînant une modification temporaire de la desserte fret à Sarralbe) et dans les Ardennes les travaux sur la ligne de Charleville-Mézières à Givet qui représenteront 17,8 millions d’euros cette année sur les 66 millions d’euros répartis de 2016 à 2021.
Dans un autre registre, la mise en place de l’ECTS, le standard européen de contrôle des trains, se poursuivra. À son achèvement en 2023, elle instaurera l’interopérabilité par-delà les frontières, depuis Longuyon en Lorraine et le hub de Bettembourg au Luxembourg jusqu’à Bâle, en Suisse. Ce tracé parcourt deux corridors de fret européens, le mer du Nord-Méditerranée et le "Méditerranée" reliant l’Espagne à la Hongrie.