Pont de Gênes : l'ex-patron des autoroutes assigné à résidence

12/11/2020 AFP

Dans le cadre d'une enquête annexe sur l’effondrement du pont de Gênes en 2018, la police financière italienne a annoncé mercredi 11 novembre avoir pris plusieurs mesures contre d'anciens et actuels responsables d'Autostrade per l'Italia (Aspi). 
La police financière a indiqué que trois responsables étaient assignés à résidence et trois autres placés sous "mesures d'interdiction". Selon les agences italiennes, l'ancien PDG d'Autostrade, Giovanni Castellucci, qui a aussi été patron d'Atlantia (la société en charge de la gestion des autoroutes italiennes) fait partie des responsables assignés à résidence. 
Selon la police, ces responsables sont suspectés d'avoir été au courant de défauts de sécurité des murs anti-bruit du pont et de leur danger potentiel, mais de n'avoir pas procédé aux travaux de remplacement. D'après les agences italiennes, la résine utilisée pour les barrières n'avait pas l'homologation CE. Les barrières auraient été collées avec du Vinavil, une colle simple. 140 millions d'euros auraient été nécessaires pour faire les travaux correctement.

Giovanni Castellucci "était parfaitement au courant de la problématique des barrières et constamment informé de leur gestion, qu'il a complètement avalisée", assure l'ordonnance. Cette annonce a provoqué une chute du cours de l'action Atlantia à la Bourse de Milan. Le titre a fini en baisse de 3,1 %, à 15,0 euros, après avoir perdu un temps près de 5 %.