Pont de Gênes : perquisitions chez Atlantia
La police financière de Gênes a annoncé des perquisitions et des mises sous séquestre effectuées vendredi 13 septembre chez Atlantia.
Ces actions ont eu lieu dans le cadre d'une enquête bis pour de "fausses attestations", avec occultation d'information, concernant des contrôles de viaducs autoroutiers avant et après l'écroulement du pont Morandi.
Atlantia est le principal actionnaire d'Autostrade per l'Italia (Aspi), gestionnaire du pont qui s'est écroulé en août 2018 à Gênes, faisant 43 morts, et de la société d'ingénierie Spea.
La police a également fait état de neuf mesures conservatoires concernant des dirigeants et techniciens d'Aspi et de Spea. Il s'agit de l'assignation à résidence de trois employés et de l'interdiction provisoire de travailler pour les services publics pour six autres.
L'enquête a montré de "graves indices de culpabilité" concernant la rédaction de rapports avec "falsification et/ou omission" d'information, afin de "cacher aux inspecteurs du ministère des Infrastructures et des Transports des éléments sur la condition des ouvrages et leur état de conservation", a indiqué la police financière. Vendredi à la mi-journée, l'action du groupe autoroutier italien contrôlé majoritairement par la famille Benetton dévissait de 7,4 % à la Bourse de Milan.