Seifert à la conquête de la France depuis la frontière

02/03/2021 Mathieu Noyer

Le logisticien familial allemand compte développer sa clientèle française à partir de sa plate-forme de 40.000 m2 conçue initialement pour la voiture Smart en Moselle.

À quelques kilomètres de son pays d’origine, Seifert prend racine en France. À Hambach (Moselle), il a mis en service un premier hall de 20.000 m2 début 2020, qu’il a doublé avec 21.000 m2 supplémentaires en fin d’année dernière, soit au cumul, un investissement de 30 millions d’euros. Le site d’implantation est voisin du parc d’activités où s’assemble la petite voiture Smart, dont Seifert Logistics est prestataire. 

Des effectifs qui grimpent

"Nous assurons la réception de pièces, le stockage, le picking, le séquençage et la livraison en juste-à-temps à la ligne de montage", décrit Luc Wanner, président de la filiale Seifert Automotive Logistics France. L’extension a été construite pour une version SUV du véhicule mais celle-ci ne verra pas le jour puisque Mercedes a décidé d’y renoncer et de céder sa filiale, au britannique Ineos. Celui-ci continuera à produire la version électrique de la Smart jusqu’en 2024 et va fabriquer sur place son propre modèle, le Grenadier. Dès lors, Seifert France a répondu à son appel d’offres pour la logistique de ce nouveau véhicule. S’il était retenu ce printemps, il ferait grimper ses effectifs d’Hambach à près de 250 personnes, contre 100 actuellement.

Une maison réputée et solide

 "Nous cherchions de toutes façons à diversifier notre clientèle. Le nouveau hall est aménagé en conséquence, divisible en cellules de 5.000 m2", décrit Luc Wanner. La stratégie commerciale s'appuie sur la réputation et la solidité de la maison-mère. Toujours familiale comme à sa création dans l’immédiate après-guerre, Seifert a démarré dans le transport pour y ajouter la logistique et s’étendre en Europe centrale. Il cumule aujourd’hui 600.000 m2 d’entrepôts sur 48 sites, un effectif de 2.000 salariés et un chiffre d’affaires d’environ 200 millions d’euros. L’automobile en premier lieu mais également l’industrie papetière et les biens de consommation comme les sodas forment les piliers de ses débouchés en logistique.