Signature d'un accord entre Sud-Rail et la SNCF

11/01/2021 AFP

Sud-Rail a signé un accord d'activité partielle de longue durée, négocié par la direction et les syndicats de la SNCF, qui doit concerner dans un premier temps uniquement l'activité Voyages.

Alors que la SNCF subit une chute d'activité provoquée par la crise sanitaire, le recours "de manière temporaire" au dispositif d'accord d'activité partielle de longue durée (APLD) mis en place "par les pouvoirs publics" permettra de "préserver les emplois, les compétences et les parcours professionnels dont le groupe ferroviaire aura besoin lors de la reprise", est-il expliqué dans un accord signé entre Sud-Rail et la SNCF daté du 8 janvier. Les trois autres syndicats représentatifs du groupe ferroviaire (CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire et CFDT-Cheminots) doivent décider cette semaine s'ils signent ou non cet accord.

Les "perspectives à court moyen terme" sont "toujours fortement préoccupantes" pour "les activités Voyageurs et Fret" lit-on également. Au sein de la société SNCF Voyageurs, l'activité Voyages (TGV, Intercités, Eurostar, Thalys, Lyria) "aborde l'année 2021 avec une très faible visibilité sur l'évolution de ses trafics", à la fois pour sa clientèle professionnelle et ses "clients loisirs", après une année 2020 "particulièrement perturbée", est-il souligné.

Des engagements en matière d'emploi

S'il est validé, cet accord entrera en vigueur "au plus tôt" le 1er février et pourra être utilisé sur "une durée cumulée de 15 mois" au cours des 18 mois suivant son lancement. Sa mise en œuvre "sera limitée dans un premier temps à la seule activité Voyages", est-il précisé. La SNCF "s'engage à maintenir à 100 % la rémunération fixe de ses salariés sur les heures d'APLD", qui devront être réparties équitablement. L'accord contient d'autres engagements de la direction, notamment en matière d'emploi (aucun licenciement économique pour les salariés hors statut de cheminot, maintien de la garantie de l'emploi pour ceux sous statut), de formation, de congés, de droits à la retraite ou d'ancienneté.

Pour Sud-Rail, qui s'était opposé à l'automne à un accord d'APLD couvrant la branche ferroviaire, jugé "minimaliste", l'accord négocié à la SNCF apporte "de réels droits supplémentaires" aux salariés et "une meilleure prise en charge" du chômage partiel, se félicite le syndicat.