Team Logistic Services : "Devenir un acteur du réseau international des transitaires"

En dix ans d'existence, après avoir passé ses premières années comme spécialiste de l'Algérie, le commissionnaire de transport marseillais Team Logistics Service (TLS) n'a cessé de se diversifier vers d'autres pays. Le pays maghrébin "lui a ouvert les portes de ses fournisseurs", comme le résume son nouveau directeur général, Tristan Massart.

Après avoir développé son expertise sur l'Algérie pendant les premières années d'existence, le commissionnaire de transport marseillais Team Logistic Services (TLS) s'est tourné au fur au fur et à mesure vers le conteneur en partant à l'assaut de l'Afrique de l'Ouest, des États-Unis mais aussi de la Chine. Tristan Massart, le directeur général entré en fonctions dans l'entreprise en juin dernier après avoir passé dix années en Chine en tant qu'agent du commissionnaire de transport dans le pays, acte aujourd'hui le départ d'Hakim Hadji, son fondateur. Selon lui, "l'Algérie lui a ouvert les portes de ses fournisseurs".
Il estime que le transitaire est parvenu au fil des années à s'ancrer sur un triangle Europe-Algérie-Asie-Europe. Bien que l'entreprise continue à être présente sur le secteur de la remorque, elle s'est non seulement développée dans le conteneur mais également dans le conventionnel. Elle transporte des machines-outils ainsi que des véhicules. Et de préciser : "Nous nous sommes également diversifiés dans les vins et spiritueux qui sortent de France, d'Italie et d'Espagne à destination des États-Unis et surtout de l'Afrique de l'Ouest, à savoir du Sénégal et de la Côte d'Ivoire". Le transitaire se rend d'ailleurs au Togo pour être présent à la foire de Lomé.
Tristan Massart explique que TLS assure l'acheminement d'articles en provenance de Chine vers l'Afrique de l'Ouest et pilote des opérations de cross trade entre l'Afrique du Sud et les pays de la côte Ouest du continent.
"On conserve ce qui était dans l'ADN de la société en développant des trades qu'on maîtrisait et on se diversifie sur des techniques telles que le reefer, le climatainer, et des trafics tels que l'alcool et la poudre de lait", ajoute-t-il.

"Un défi majeur"

Alors qu'il s'apprête à célébrer à Marseille la première décennie d'existence de TLS, Tristan Massart lui a déjà fixé "un défi majeur" : "Développer sa dimension internationale et devenir un acteur dans le réseau international des transitaires". Il estime que cette dimension l'aiderait à développer son activité dans le cross trade et poursuivre sa diversification en "développant l'axe asiatique et consolider l'import".

"Devenir un acteur dans le réseau international des transitaires"

Pour Nicolas Ben Oliel, le directeur administratif et financier de la société, le capital social de l'entreprise est passé de 140.000 à 500.000 euros. Il révèle que son chiffre d'affaires a atteint 6,5 millions d'euros au 30 juin 2019, contre 5,2 millions d'euros au 30 juin 2018.
Selon lui, "TLS a fait partie des 500 champions de la croissance en 2018 au classement des "Échos"". En 2017, la société avait été classée par le "Financial Times" parmi les 1.000 premières entreprises ayant enregistré la plus forte croissance.  
En 2018, le transitaire a comptabilisé dans le conteneur une activité de 3.000 EVP et 700 mètres linéaires dans le ro-ro. Pour l'année en cours, la société a enregistré en novembre un trafic de 3.200 EVP en cumul depuis janvier. Un niveau qui incite Tristan Massart à tabler sur un niveau annuel dépassant la barre des 3.500 EVP.