Terminal d’Athus : de l’impasse au hub

Le terminal à conteneurs belge engage les travaux de son raccordement au réseau ferroviaire français tout proche, mais dont il était pourtant séparé.

Considéré comme le premier "port sec" de Belgique, le terminal conteneurs d’Athus (TCA) ne sera plus une impasse en direction de la France limitrophe. Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire belge, et Idelux l’exploitant du site ont décidé d’investir pour combler les quelques hectomètres de chaînon manquant jusqu’à la commune lorraine frontalière de Mont-Saint-Martin, sur la liaison entre la mer du Nord et l’Est de la France.
Les travaux d’un montant de 20 millions d’euros, dont une contribution de SNCF Réseau, ont débuté début avril en vue de leur livraison à l’été 2020. "Athus passera du statut de terminal à celui de hub international : il deviendra une zone portuaire par laquelle les transporteurs pourront transiter vers la France", confirme la direction d’Infrabel.
 
Doubler le fret ferroviaire belge
 
Les aménagements comprennent la création d’une nouvelle voie sur 465 mètres, son équipement et son raccordement au réseau ferroviaire au niveau de la frontière franco-belge, le déplacement d’un passage à niveau, la modification d’une courbe et de voies existantes. L’investissement s’inscrit dans l’objectif de la Belgique de doubler son volume de fret ferroviaire d’ici à 2030, en tirant profit du fait d’être traversée par trois corridors européens.
De par sa position et sa nature, Athus constitue un élément-clé de cette stratégie. Accueillant les conteneurs maritimes en provenance pour l’essentiel d’Anvers, il dispose, sur une surface de 16 hectares, des infrastructures nécessaires à leur transbordement sur le rail ou la voie d'eau (la Moselle), en alternative à la route. Mais l’effet frontière avec la France l’empêchait d’exercer son plein impact.