Touchée par la crise, Promofluvia est en difficulté

09/10/2020 Pierre Lemerle

Dans un contexte critique pour le secteur fluvial, les membres de Promofluvia tentent de tenir leur rôle.

Promofluvia a constaté rapidement les conséquences de la crise sur ses partenaires. Au 1er octobre, aucune formation n’avait eu lieu sur le simulateur géré par l’association, contre neuf en 2019. De même, le nombre de formations attestation spéciale passager (ASP) a été divisé par deux. “Cela a une conséquence importante sur nos finances car il s’agit de notre principale ressource", déplore le président, Gilles Durel.
Promofluvia continue cependant à tenir son rôle. Avec Agir pour le fluvial (APLF), elle a milité pour sa prise en compte dans la loi d’orientation des mobilités (LOM) adoptée en décembre 2019. "Certaines de nos propositions ont été édulcorées", regrette Anne Estingoy, vice-présidente en charge des questions transports. "Nous avions notamment demandé qu’un schéma directeur de desserte fluviale soit intégré aux plans de mobilités des agglomérations. Or, dans le texte final, la portion de phrase "doit comporter" a été transformée en "peut comporter"". Une déception, donc. D’après la vice-présidente, il s’agissait par ce biais, de repérer et d'afficher les quais des villes fluviales afin de faciliter le transport de marchandises.

Infrastructures en difficulté

Prudente, l’association plaide également pour que la fonction centrale de Medlink Ports reste "le développement de l’activité fluviale des ports de l’axe rhodanien". "Nous veillerons à ce que l'ouverture de Medlink au port maritime de Toulon et à la SNCF ne conduise pas à un dévoiement de cet objectif", insiste Anne Estingoy.
Dernier point abordé : un travail "de conviction" mené dans le but d'augmenter le budget accordé aux infrastructures fluviales en difficulté. "Un effort a été fait avec le plan de relance. Il faut le poursuivre", abonde Anne Estingoy qui rappelle que, d'après un rapport du conseil d'orientation des infrastructures de 2018, un financement de 245 millions d'euros par an, sur dix ans, serait nécessaire à leur remise en bon état. L'association espère également rencontrer prochainement les nouveaux exécutifs lyonnais dans l'objectif de faire entendre ses revendications à l'échelle locale.