Tunisie : l'export soutient l'activité des sept ports du pays

Pour les ports tunisiens, l'année 2018 s'est achevée sur une augmentation annuelle de trafic par rapport à 2017 que l'Office de la marine marchande et des ports attribue à un bond de plus de 20 % de l'export.

Le volume global de l’activité des ports maritimes de commerce tunisiens a atteint 30,7 millions de tonnes durant l’année 2018, soit une augmentation de 7 % par rapport à l’année 2017. Une augmentation estimée à 2 % environ pour les volumes à l'import et surtout à 22 % pour les tonnages à l’export.
Selon l'Office de la marine marchande et des ports (OMMP), cette croissance confirme la reprise globale qui s'était déjà dessinée, en dépit de la perte annuelle de 2,5 Mt attribuée au Groupe chimique tunisien (GCT).

Recul en 2017

L'administration nationale des ports rappelle qu'en 2017 le volume global comptabilisé dans le pays s'était élevé à 28,6 Mt, contre 29,2 Mt l'année précédente. Il avait donc affiché un recul de 2 %.
Entrant dans le détail des chiffres, l'OMMP souligne qu'à l'import, les ports tunisiens avaient connu cette année-là une baisse de 2 %, à 18,3 Mt, contre 18,7 Mt en 2016. À l'export, leur activité avait augmenté de 1 % pour atteindre 9,9 Mt, contre 9,8 Mt en 2016.
Le paysage portuaire national compte sept infrastructures tournées vers la mer. Dans le Nord, sur la côte méditerranéenne, celui de Bizerte Menzel Bourguiba est pour l'heure dominé par les hydrocarbures. L'OMMP, qui a comptabilisé pour ce port un trafic de 4,86 Mt en 2017, lui a toutefois fixé pour ambition de devenir l'outil de conquête de l'Europe et du bassin méditerranéen.
Dans la région de Tunis, toujours sur la côte Nord du pays, Radès, situé dans la banlieue de la capitale, a pour double vocation le conteneur et la remorque. Il a achevé 2017 sur une activité de 6,84 Mt. Il rencontre depuis quelques années des problèmes de congestion pour ce qui concerne les navires cellularisés. Selon des experts, ces difficultés ont incité certains armateurs à faire basculer leurs flux conteneurisés sur des rouliers.
Le port de La Goulette reste le spécialiste tunisien dans le trafic des car-ferries et des paquebots. Ce premier port à passagers du pays accueille également des navires transportant des voitures, des remorques et des engins roulants. Il a enregistré en 2017 un trafic de 631.000 tonnes.
Sur la côte orientale du pays, le port de Sousse assure la gestion de marchandises diverses. Selon les derniers chiffres disponibles de l'OMMP, il a affiché au cours de la même année une activité de 2,30 Mt.
Sfax, plus au sud, est un port polyvalent. Il tire son activité (4,53 Mt) des vracs solides et du conteneur. Quant à Skhira (5,4 Mt), il est équipé de réservoirs de stockage de pétrole brut et de produits raffinés.  
Presque en face de l'île de Djerba, Gabès (3 Mt) comporte dans son ADN une vocation industrielle. Il voit transiter sur ses quais vraquiers du soufre et de l'ammoniac à l'import, et de l'acide phosphorique et des engrais à l'export. Il est également doté d'un poste céréalier.
Enfin, au sud-est du pays, Zarzis assure la gestion de vracs (hydrocarbures, sel marin et huile d'olive) ainsi que des marchandises diverses.