UPS voit les difficultés d'approvisionnement perdurer

14/09/2021 John Biers

UPS s'attend à ce que les dérèglements de la chaîne d'approvisionnement mondiale se prolongent en 2022, mais ne prévoit pas de flambée des coûts de transport.

Scott Price, le président d'UPS International l'affirme, "Le secteur de la logistique n'envisage pas moins de perturbations des chaînes d'approvisionnement en 2022 qu'en 2021", explique ce responsable des opérations commerciales de l'entreprise en dehors des États-Unis.

Inégalité vaccinale

Les faibles taux de vaccination dans les pays en développement risquent de conduire à de nouvelles pénuries en matières premières et en composants, similaires à celles ayant affecté des secteurs comme l'automobile, l'habillement ou la construction. "Regardez d'où viennent les matières premières ou les terres rares. Elles viennent d'endroits où il n'y pas de vaccin", décrit Scott Price. Pour lui, "le risque de perturbations à l'approche de 2022 reste donc bien réel."

"Je plaisante à moitié en disant aux gens d'acheter leurs cadeaux de Noël dès maintenant, car le jour de Noël, il pourrait n'y avoir qu'une photo de quelque chose qui n'arrivera pas à février ou mars", prévient-il. Scott Price estime cependant que les coûts de transport seront maîtrisés en 2022 grâce à divers suppléments tarifaires mis en place par son entreprise pendant la pandémie pour faire face à l'explosion de la demande et à des dépenses d'exploitation plus importantes.

Pénurie de transport aérien

L'expressiste américain a engagé des frais pour des désinfectants, pour l'installation de cloisons de séparation en plastique sur les lieux de travail et pour la couverture des frais d'hôtel de ses employés dans les pays où ceux-ci ne pouvaient pas faire la navette en raison des restrictions en vigueur. "Plusieurs de ces dépenses vont disparaître", assure Scott Price, qui affirme que les coûts de transport progresseront de 2,8 % en moyenne l'an prochain, bien moins que la moyenne des dix dernières années. En 2021, UPS a augmenté ses prix de 4 % à 5,5 %, selon les marchés.

L'une des principales perturbations liées à la pandémie, explique Scott Price, est la chute des volumes d'expédition sur des vols passagers, qui représentent d'ordinaire une part importante du fret aérien international. Le ralentissement du trafic aérien pousse davantage de marchandises vers le transport maritime ou dans des avions d'UPS et de ses concurrents.