Un investissement de 11,5 millions pour la ligne des Causses

Fin 2019, les Régions Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et l'État ont trouvé un accord pour soutenir la ligne des Causses reliant Bézier à Clermont-Ferrand. Un sauvetage qui pourrait permettre de développer le fret de l’usine Arcelor-Mittal.

Elle n’est plus menacée. En décembre 2019, des investissements importants ont été consentis pour sauver la ligne des Causses reliant Clermont-Ferrand à Béziers. L’avenir de cette ligne électrifiée était incertain du fait des investissements d’urgences importants nécessaires. 11,46 millions d’euros étaient demandés pour la régénérer. Un financement consenti, à parts égales, par les Régions Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes (Aura) et par l’État lors d’un comité de pilotage. Il acte le lancement de travaux sur la section Neussargues-Saint-Chély-d’Apcher, permettant de préserver le fret de Clermont à Saint-Chély-d’Apcher.

140 camions par jour… N’iront pas sur les routes

Vice-président de la Région Occitanie en charge des mobilités et des infrastructures de transports, Jean-Luc Gibelin s’est réjoui de la préservation d’une ligne "essentielle" pour le territoire. "Cette fermeture aurait entraîné la mise sur les routes d’Occitanie et d’Aura de 140 camions supplémentaires par jour ou, possiblement, la délocalisation d’Arcelor-Mittal et ses 370 emplois aujourd’hui à Saint-Chély d’Apcher", a-t-il indiqué.
Deux types de circulations coexistent sur cette ligne : un trafic fret assure la desserte de l’usine via deux allers-retours par jour, trois fois par semaine et un train d’équilibre du territoire (l’Aubrac) circule sur le parcours Clermont-Ferrand-Béziers. Principal employeur du secteur, le site d’ArcelorMittal a une capacité de production 110.000 tonnes d’acier. D’après la Région Occitanie : "L'entreprise assure de son total engagement dans le développement de la production de l’usine et dans l’augmentation de l’utilisation du rail sur le site de Saint-Chély".
Les travaux doivent permettre de continuer l’exploitation de la ligne de 2022 à 2024. "Nous devons maintenant en profiter pour construire un véritable projet de territoire incluant le viaduc de Garabit et la ligne de l'Aubrac", a marqué Martine Guibert, vice-présidente du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, déléguée au transport, lors du comité de pilotage.
Un tiers des travaux concerneront la "voie" et la moitié se porteront sur les ouvrages d’art, les tunnels et les ouvrages de terre. Le reste concerne des travaux en gare de Saint-Chély-d’Apcher, précise SNCF Réseau. La structure participera au financement des coûts de maintenance durant les travaux.  

Des investissements avant cette signature côté Occitanie

Des premiers chantiers ont été réalisés entre Séverac-le-Château et Millau au cours de l’année 2019, financés à hauteur de 3,57 millions d’euros par la Région Occitanie. Par ailleurs, le plan d’urgence adopté par cette même Région en octobre dernier a permis de financer le maintien de l’exploitation entre Béziers et la limite d'Auvergne-Rhône-Alpes, pour un montant de 19 millions d'euros.
Les travaux devraient se poursuivre après l'épisode de confinement connu par le pays. Auvergne-Rhône-Alpes a ainsi arrêté tous ses travaux pour protéger les salariés des chantiers du Covid-19.