Un nouveau sursis pour l’A45 ?

La prolongation de la déclaration d’utilité publique de l’A45 est toujours en suspens. Sans attendre, des améliorations sont mises en avant par le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le projet de l’autoroute A45 entre Lyon et Saint-Étienne n’est toujours pas définitivement abandonné. La déclaration d’utilité publique la concernant, qui court jusqu’à l’été 2020, pourrait être prolongée. Mais aucune décision n’a encore été prise par le gouvernement, a confirmé Pascal Mailhos, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, lors d’une réunion avec des élus de la Loire et du Rhône et de la région.

"Des améliorations, et non des alternatives, ont été présentées"

Dans ce contexte, des améliorations, et non des alternatives, à cette infrastructure ont été présentées par le représentant de l’État. Améliorations qui pourraient être mises en œuvre "dans les meilleurs délais". Parmi les pistes évoquées : l’amélioration des bretelles d’accès et de sorties, la création de nouvelles bandes d’arrêt d’urgence sur certains tronçons de l’A47. Plus inattendu : l’aménagement à 2x2 voies de la liaison A450-A47 dite des "montagnes russes" dans les coteaux du lyonnais. Il est également proposé de fluidifier le nœud de Ternay et de doubler le pont de Givors, projet dans les cartons depuis une quinzaine d’années…
Au plan ferroviaire, la création de parkings relais à proximité des gares et une meilleure connexion des réseaux de transports publics urbains aux gares ferroviaires sont à l’ordre du jour.

Des investissements supplémentaires réclamés

Pour les élus de la Loire, ces propositions d’amélioration sont "acceptables en cas de réalisation de l’A45", mais "insuffisantes si le gouvernement y renonçait". Ils demandent que soient réalisés des investissements sur les infrastructures pour diminuer le temps de trajet en train entre Lyon et Saint-Étienne. Autre revendication ligérienne : la réalisation d’une liaison ferrée directe entre Saint-Étienne et l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry qui figure au contrat de plan État-région. Ce qui ouvrirait de nouvelles dessertes TGV à Saint-Étienne.
Les présidents des conseils départementaux de la Loire et du Rhône, et de Saint-Étienne Métropole, soutenus par le conseil régional, réclament surtout que la DUP soit prolongée de dix ans ! Histoire de ne pas abandonner définitivement un projet autoroutier qu’ils considèrent vital pour le développement économique du Sud de la Loire et de l’agglomération de Saint-Étienne, notamment en termes logistique.