Un "plan" pour les petites lignes de trains en février

Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a indiqué qu'un "plan d'action concerté" devrait être signé d'ici mi-février avec les régions et SNCF Réseau pour décider de l'avenir des petites lignes de trains.

Jean-Baptiste Djebbari a annoncé mardi 7 janvier un "plan d'action concerté" pour les petites lignes de trains en février. Des "plans d'actions régionaux" doivent être signés "avant le 15 février" avec les exécutifs régionaux "pour lesquels les travaux sont suffisamment matures et qui sont volontaires", a détaillé le secrétaire d'État aux Transports lors d'un débat sur les trains régionaux au Sénat, évoquant "plusieurs milliards d'euros".  
Il s'agit de "préserver le maximum de nos petites lignes de dessertes fine du territoire", a-t-il relevé. Ces petites lignes qui représentent un peu plus de 9.000 km ouverts aux voyageurs – soit 32 % du réseau national – seront concrètement classées en trois catégories, a-t-il expliqué.

Expérimentations et solutions innovantes

Jean-Baptiste Djebbari a différencié celles qui "présentent un caractère structurant pour le territoire", celles dont la rénovation est prévue dans les contrats actuels de plan État-régions et les autres, dont les régions devront décider du sort et sur lesquelles elles pourront mener des "expérimentations", "avec des solutions innovantes et adaptées à chaque ligne en termes techniques et de gouvernance". La nouvelle Loi d'orientation des mobilités (Lom) permet notamment aux régions de récupérer la gestion de certaines voies ferrées, a-t-il remarqué.
"En parallèle, je souhaite que l'État impulse la création d'une véritable filière des trains légers pour redonner aux TER la place qu'ils méritent, y compris sur les dessertes fines du territoire", a déclaré Jean-Baptiste Djebbari, évoquant aussi des infrastructures et une signalisation plus adaptées.  
Si ces actions découlent de l'audit commandé l'an dernier par le gouvernement au préfet François Philizot, le secrétaire d'État est resté sourd aux demandes de plusieurs sénateurs qui lui demandaient de publier ce rapport, resté confidentiel malgré les promesses de l'exécutif. "Le temps n'est plus aux rapports, le temps est à l'action", a-t-il lancé.
La ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne – alors chargée des transports – avait demandé en janvier 2019 à François Philizot de réaliser un diagnostic complet des petites lignes et de proposer des solutions au cas par cas. Ses conclusions devaient à l'origine être remises au Parlement avant fin juin 2019, conformément à la loi de réforme ferroviaire adoptée un an plus tôt.