Un virage numérique au petit trot pour le TRM

29/09/2020 Érick Demangeon

Depuis le confinement imposé par la Covid-19, chargeurs et transporteurs routiers ont initié de nouvelles relations de travail. L’occasion pour Bp2r et l’éditeur DDS Logistics d’optimiser leurs échanges grâce aux dernières générations d’outils numériques.

Le consultant Bp2r et l’éditeur informatique DDS Logistics se sont penchés sur le niveau d'équipement permettant les échanges entre les chargeurs et leurs transporteurs. D’un côté, il y a les camions équipés des dernières technologiques et télématiques embarquées. De l’autre, des outils "archaïques". "Les manipulations manuelles et les ressaisies de données demeurent largement la norme. Les tableurs, les mails voire, les appels téléphoniques, sont encore très utilisés au sein des services transports des chargeurs" rapporte Bp2r. Un paradoxe pour le cabinet d’études au regard des solutions et plateformes numériques qui s’offrent au secteur : "On en compte aujourd’hui au moins 200 rien qu’en Europe".

Les freins technologiques levés

Afin de stimuler le déploiement de solutions numériques dans les échanges entre chargeurs et transporteurs, DDS Logistics a lancé une série de webinaires dont un, le 24 septembre. L’éditeur souhaite ainsi profiter du nouvel engouement pour ces applications depuis le début de la crise sanitaire de la Covid-19. "Chez les chargeurs comme chez les transporteurs, nous observons depuis mai 2020 bien plus d’intérêt pour un accompagnement en matière de transformation numérique du transport" confirme Bp2r.

Selon Jérôme Bour PDG de DDS, les freins technologiques ont été levés et "il existe aujourd’hui une panoplie de solutions permettant une meilleure collaboration". Pour les transporteurs déjà équipés de TMS, "les échanges de données peuvent s’effectuer par EDI ou au moyen d’API ; le transporteur reste ainsi dans son environnement de travail". Pour ceux qui n’utilisent pas de TMS, "les chargeurs peuvent mettre à leur disposition une application mobile et/ou un portail web collaboratif pour remonter leurs données. Cette approche est sans frais pour le transporteur" insiste Jérôme Bour.

Gains partagés

Selon DDS, le principal frein à la numérisation des échanges de données entre chargeurs et transporteurs est désormais "la capacité du chargeur à impliquer son écosystème élargi à ses clients et fournisseurs". Avec les transporteurs l'éditeur recommande de préciser et d’inclure les niveaux de services dans la négociation tarifaire : "quelle information, à quel moment et à quelle fréquence". Si des tests préalables au déploiement sont conseillés, celui-ci rappelle que les gains sont partagés avec, pour le transporteur, une réduction des temps d’attente des chauffeurs et de la charge administrative.